On avait souri quand l’USGA avait annoncé début mars le site de l’US Open 2045 mais Mike Whan le directeur général de l’instance dirigeante a enfoncé le clou en annonçant qu’il n’y avait plus de dates disponibles avant 2051 !
C’est une confidence qui en dit long sur la vision à long terme de l’USGA.
Mike Whan, le directeur général de la fédération américaine, a lâché une petite bombe lors d’une interview : l’organisation connaît déjà ses sites d’accueil de l’US Open jusqu’en 2051. Et le calendrier est apparemment si bien rempli que les sites potentiels de tournoi qui appellent chaque semaine pour décrocher l’événement ont, selon ses propres mots, de “mauvaises nouvelles” en perspective.
Récemment l’organisation de l’US Open de 2045 a été attribué au parcours d’Inverness à Toledo dans l’Ohio et quand Whan a été titillé sur le sujet, celui-ci a déclaré qu’il ne pouvait pas encore annoncer le nom du parcours qui avait été retenu pour 2051, mais le message est clair : l’USGA ne fonctionne plus à court terme. Elle planifie sur plusieurs décennies.
Un modèle de partenariat sur la durée
Derrière cette stratégie, il y a une philosophie bien précise. Plutôt que de débarquer sur un site, organiser le championnat et repartir pour peut-être n’y revenir que 20 ans plus tard avec les mêmes contraintes et les mêmes opportunités, l’USGA préfère désormais tisser des partenariats profonds et durables avec ses sites partenaires.
L’exemple d’Oakmont est parlant : après le passage de l’US Open l’an dernier, l’USGA a acquis des terrains de l’autre côté de la route, et l’État de Pennsylvanie s’est impliqué pour que le championnat puisse accueillir davantage de spectateurs dans de meilleures conditions.
Des investissements qui n’ont de sens que dans une logique de long terme.
Merion, Pinehurst, Pebble, Shinnecock… des rendez-vous planifiés
Le modèle est désormais le même avec tous les grands noms du golf américain. L’USGA engage des discussions du type : « Et si on revenait tous les dix ans, en 2030, 2040 et 2050 — que peut-on faire ensemble pour que ce soit encore mieux à chaque fois ?»
Shinnecock Hills, par exemple, accueillera en 2036 l’US Open masculin et féminin organisés sur le même site à une semaine d’écart. Cela a déjà été fait en 2014 à Pinehurst et cela est possible précisément parce que les deux parties savent suffisamment à l’avance ce qui les attend.
Une vision qui tranche radicalement avec les habitudes du monde du golf, et qui pourrait bien faire école. L’USGA joue la carte du temps long et elle assume.
©Warren Little / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP













