Il y a quelques mois encore, Bryson DeChambeau était convaincu que le LIV Golf était financé jusqu’en 2032. Le retrait du PIF (Fonds d’investissement public d’Arabie saoudite) l’a pris de court et l’Américain se dit prêt à explorer toutes les pistes.
Mardi, au Trump National Golf Club de Virginie, en marge de l’événement LIV de la semaine, le double vainqueur en Majeur, Bryson DeChambeau, s’est montré étonnamment serein face à l’incertitude.
Il n’a pas donné le moindre signe d’inquiétude concernant son avenir même si son contrat expire à la fin de la saison 2026, et si le LIV venait à ne pas survivre au-delà. Il toutefois reconnu que les évènements des dernières semaines l’ont un peu désarçonné !
J’étais complètement choqué. Je n’avais pas vu ça venir. On m’avait dit : « On est là jusqu’en 2032. » Et puis plus aucune communication. Visiblement, on a changé de direction.
Bryson DeChambeau
En avance sur son temps
Mais DeChambeau a déjà réfléchi à ce que pourrait être la suite. Il envisage de tripler l’audience de sa chaîne YouTube, multiplier les contenus en différentes langues pour toucher un public mondial, et « jouer dans les tournois qui veulent bien de moi. »
Une formule désinvolte qui dit beaucoup sur l’état d’esprit d’un homme qui a toujours su se réinventer. Surnommé le « scientifique » à ses débuts, il a ensuite focalisé l’attention en se transformant physiquement de façon spectaculaire et en remportant au passage deux U.S. Open, et aujourd’hui BDC est l’un des plus influents créateurs de contenu golf, en tout cas le plus suivi de la planète !
Le PGA Tour ? Une option comme une autre
Un retour sur le circuit américain est aussi envisagé. Après plusieurs démentis, DeChambeau a reconnu avoir eu des conversations avec le PGA Tour, sans entrer dans les détails.
Il a cependant laissé entendre qu’il aurait à payer d’importantes amendes notamment en raison de la plainte qu’il a déposé contre le circuit avec dix autres joueurs en 2022 pour monopole abusif. La procédure a été suspendus en mai 2023.
S’il est condamné à payer des pénalités il estime que « ce serait assez triste, compte tenu de ce que je pourrais leur apporter. »
Plaidant pour une réunification du golf mondial. Il appelle les deux parties à « laisser les egos au vestiaire » et à se demander ensemble ce qui est bon pour le jeu. Il estime que les franchises LIV ont atteint une valeur suffisante — près de 200 millions de dollars l’unité selon lui — pour constituer une base sérieuse de négociation.
Atout numéro 1 du LIV
Le CEO du LIV, Scott O’Neil, lui, n’a pas confirmé si DeChambeau aurait un nouveau contrat avant que la ligue ne parte chercher des investisseurs, se contentant de saluer un joueur « spécial, différent, un sacré partenaire. »
À 32 ans, Bryson DeChambeau se retrouve à la croisée des chemins. La décision concernant la suite de sa carrière sera l’un des dossiers les plus scrutés dans les prochains mois.
Photo ©Hector Vivas / Getty Images South America / Getty Images via AFP












