Il y a un an, Mike Lorenzo-Vera avait choisi le cadre majestueux de Crans-sur-Sierre pour disputer le dernier tournoi de sa carrière professionnelle. Douze mois plus tard, le Français de 41 ans est pourtant réapparu, presque par hasard, au départ de l’Omega European Masters. Une histoire assez improbable qu’il a racontée au micro du DP World Tour.
Il pensait en avoir terminé avec les tournois du DP World Tour. Et certainement pas revenir précisément là où il avait fait ses adieux.
En septembre 2025, Mike Lorenzo-Vera avait disputé à Crans-Montana le dernier tournoi de sa carrière professionnelle, mettant un terme à près de vingt années passées sur les circuits européens.
Mais ce jeudi matin, surprise : le Basque figurait finalement au départ de l’Omega European Masters.
Un retour qui n’avait absolument rien de programmé.
Un coup de téléphone sur l’autoroute
Lorenzo-Vera se trouvait simplement dans la région ces derniers jours. Il avait notamment joué au golf durant cette fin d’été et passé du temps sur les parcours avec des clients.
Puis, deux jours avant le début du tournoi, son téléphone a sonné alors qu’il était en voiture.
« J’étais sur l’autoroute quand j’ai vu un appel de Pascal Schmalen, le directeur du golf. Il m’a demandé : “Où es-tu ?” Je lui ai répondu que j’étais dans la voiture et que j’arrivais dans le Jura. Et là, il m’a demandé : “Tu veux être première réserve ?” », a raconté le Français.
Une proposition à laquelle Lorenzo-Vera ne s’attendait tellement pas qu’il a d’abord cru qu’elle nécessitait l’accord du DP World Tour.
« Je lui ai dit : “Quoi ? Vous ne devez pas d’abord demander au Tour ?” Il m’a répondu que ça devrait aller. Alors j’ai dit : “OK, j’en suis !” »
Dès que j’ai raccroché, je suis redevenu nerveux
Mike Lorenzo-Vera
À cet instant, le retraité a immédiatement retrouvé certaines sensations qu’il pensait peut-être avoir laissées derrière lui.
« J’étais très tranquille et détendu jusqu’à ce que je raccroche. Et là, je suis redevenu nerveux ! », s’est-il amusé.
Encore fallait-il qu’une place se libère dans le champ.
C’est finalement le forfait du Kiwi, Daniel Hillier, qui lui a permis de transformer son statut de première réserve en billet pour le tournoi.
Une situation qui inspire d’ailleurs des sentiments partagés au Français.
« Je suis désolé pour Daniel. Je suis sûr qu’il a beaucoup plus besoin des points que moi. J’espère qu’il va vite récupérer. Mais au moins, il a prévenu avant le départ et ça m’a permis d’entrer dans le tournoi. »
Une retraite finalement assez golfique
Lorenzo-Vera n’arrive toutefois pas complètement rouillé à Crans-Montana. Alors qu’il avait initialement prévu de sérieusement lever le pied après sa retraite, le Français reconnaît avoir finalement beaucoup joué ces derniers mois. Et la responsable est toute trouvée.
« Je voulais arrêter mais ma copine s’est mise au golf et je m’y suis remis ! J’ai donc finalement pas mal joué cet été. »
De quoi rendre ce retour improvisé un peu moins insensé sportivement.
Le clin d’œil est surtout savoureux puisque cette invitation de dernière minute ramène Lorenzo-Vera exactement sur le parcours où il avait choisi de tourner la page un an plus tôt.
Interrogé sur ce retour inattendu à Crans-sur-Sierre, le Français n’a d’ailleurs pas caché son plaisir.
« Je suis très heureux d’être de retour. Et il fait bien meilleur que l’année dernière ! »













