Habitué à l’ancien tracé de l’Albatros, Oihan Guillamoundeguy a pu découvrir ce mardi matin les profondes modifications apportées aux trous 4, 5 et 6. Trois trous dont la physionomie a évolué, avec des conséquences directes sur les stratégies à adopter. Attentif au moindre détail, nous avons accompagné le Landais qui nous a livré une lecture technique de cette nouvelle séquence du Golf National.
Frédéric PLISSON, au Golf National
Nous marchons à côté d’Oihan Guillamoundeguy… Quelques pas seulement nous séparent du joueur français tandis qu’il découvre, pour la première fois, les nouveaux trous 4, 5 et 6 de l’Albatros. Son regard balaie le terrain, s’arrête sur un relief, une zone de jeu, un bunker. Ici, il ne regarde pas simplement un parcours rénové : il cherche déjà les bonnes lignes, les bons angles et les pièges à éviter.
Le joueur connaît bien le parours. Il sait donc immédiatement ce qui a changé. Et au fil de notre progression, son analyse devient de plus en plus précise.
Au 4, ne surtout pas se perdre à gauche
Nous retrouvons le Landais sur le green du 3 et filons vers le trou n°4. Oihan prend le temps d’observer la nouvelle configuration. Driver en maiun, son attention se porte rapidement vers la gauche du trou. Le danger est bien identifié : « C’est bien plus ouvert, lance-t-il. Même gauche il y de la place… mais le rough n’est pas très accueillant. A droite ? Peu de place. Et le fairway est étroit. »
Une balle qui s’égare côté gauche peut rapidement placer le joueur dans une situation délicate. Sur ce nouveau 4, la mise en jeu doit donc être pensée avec une certaine prudence. La distance ne fait pas tout : il faut surtout conserver une position qui permette d’attaquer le green dans de bonnes conditions.
Sur le deuxième coup, e green lui paraît désormais plus accessible à l’attaque. Il n’est plus surélevé comme auparavant, ce qui modifie sensiblement la perception du deuxième coup. « L’attaque du green est plus franche qu’elle n’était. »
À côté de lui, on comprend que le changement n’est pas uniquement esthétique. La rénovation modifie les angles, les zones de risque et donc la stratégie. Le joueur doit désormais intégrer ces nouveaux paramètres dans son plan de jeu.
« Le green est toujours aussi mouvementé. Mais finalement ce n’est pas un trou qui change du tout eu tout. »
Au 5, Oihan s’arrête : « C’est un super trou !»
En quitant le green du 4, nous avançons de quelques mètres à droite et arrivons au départ du trou n°5. Le regard d’Oihan change. Le trou semble davantage retenir son attention. Il observe sa longueur, les possibilités de mise en jeu et la manière dont le trou se construit désormais jusqu’au green. Le constat tombe rapidement : le nouveau 5 est plus long et plus difficile. Mais cette difficulté supplémentaire ne semble pas lui déplaire.
« Le 5, ils l’ont changé. Il est plus long, il est plus dur et… non, c’est un super trou. Attention tout de même aux bunkers de gauche. »
Le nouveau 5 semble justement offrir davantage de matière à la réflexion. La mise en jeu doit être pensée en fonction du deuxième coup et de l’angle que l’on souhaite conserver pour attaquer le green.
Oihan regarde, analyse, compare avec ses souvenirs de l’ancien parcours. C’est celui des trois nouveaux trous qui semble le convaincre le plus. Tour cela dans une ambiance bon enfant en compagnie de Martin Couvra et de Romain Langasque… et entre Français, on se chambre aisément… avec des rires non dissimulés quarante huit heures avant le coup d’envoi de de 108e FedEx Open de France.
Le 6 : davantage de largeur, davantage de marge
Nous poursuivons notre cheminement jusqu’au 6. Nouveau changement de décor. Cette fois, c’est le green qui attire immédiatement l’attention. Il est désormais construit davantage dans la largeur que dans la longueur. Une modification qui change la perception de la cible et les angles d’attaque.
Mais Oihan relève surtout une autre évolution : le fairway est beaucoup plus large. « Je trouve que ça le rend plus facile à jouer ».
Un bon coup de bois trois et le wedge pour atteindre le green. « Le risque de manquer le fairway diminue et on peut aborder le trou avec un peu plus de sérénité. »
Mais largeur ne signifie pas absence de stratégie. Le nouveau dessin laisse davantage de latitude au joueur.
Trois trous, trois identités
Nous terminons cette petite promenade sur l’Albatros avec une impression claire : les trois trous n’ont pas été transformés de la même manière et ne posent donc pas les mêmes questions au joueur. « Le 4 demande de contrôler la mise en jeu et surtout de ne pas se retrouver dans le rough à gauche. Le 5 est devenu plus long et plus exigeant, mais aussi, selon moi, le plus réussi des trois. Le 6, enfin, gagne en largeur, aussi bien au niveau du fairway que dans la construction du green, ce qui le rend je pense plus accessible. »
Et lorsqu’il s’agit de porter un jugement définitif sur ces transformations, le Français préfère laisser chacun se faire sa propre opinion. « Ça, c’est chacun ses goûts et ses couleurs… »
Une formule qui résume finalement assez bien cette nouvelle version de l’Albatros : pour ceux qui connaissaient l’ancien parcours, il faudra réapprendre à le jouer.
Photo : Golf Planète














