En proie à des soucis physiques, en manque de résultats probants depuis sa 7e place au KLM Open début juin, Julien Guerrier égale ce jeudi sa meilleure carte en quatorze départs sur l’Albatros. Un 66 (-5) salvateur qui le positionne dans le top 5 encore provisoire alors qu’il vient de mettre fin à sa collaboration vieille de trois ans avec son entraîneur, Raphaël Jacquelin.
L.V., au Golf National
Sur le visage du Rochelais, on devine un petit soulagement à peine sortie du recording. Julien Guerrier vient en effet de signer un excellent 66 (-5) inaugural sans le moindre bogey à l’horizon. Il égale ici sa meilleure carte sur l’Albatros depuis ses débuts en 2005, déjà réalisée au 3e tour du FedEx Open de France 2024 . Il avait également démarré par cette marque l’an passé, mais c’était sur le parcours composite de St-Nom-la-Bretèche.
« Je suis dans une période où je me cherche un peu, avoue-t-il doucement. C’est un peu une période compliquée pour moi, donc je recherche un peu de confiance. Même si les conditions sont parfaites aujourd’hui, que les greens sont un peu plus souples et que ça reste le National quand même. Donc oui, c’est une super journée. »
7e carte dans les 60 en 33 tours
Peut-on alors parler de déclic pour le quadra sur ce tracé ultra sélectif où il n’a finalement signé que sept cartes dans les 60 en… 33 tours joués ? En 14 éditions de l’Open de France disputées jusque-là, dont 13 au Golf National, Julien Guerrier n’a ainsi franchi que quatre fois le cut. Son meilleur résultat demeure à ce jour une 18e place obtenue au FedEx Open de France 2024.
« Ma force, c’est le putting et c’est vrai que je rentre peu de putts ici, précise-t-il. Ils ont changé les greens, donc je me suis dit tiens, ça ne peut être que mieux. Après, c’est vrai qu’ils sont encore un peu jeunes ces greens, il y a pas mal de bosses, ça zigzague pas mal sur cinq, six ou sept d’entre eux. Mais bon, hormis ça, le parcours est quand même en bon état. »
Plus de top 10 depuis plus de trois mois
Cet excellent 66 va aussi lui redonner du tonus à la fois mental et peut-être physique, lui dont le pouce et le dos ne lui ont offert que peu de répit depuis plusieurs mois maintenant. Depuis sa 7e place au KLM Open début juin, le Français ne s’est par exemple invité le week-end qu’à deux reprises en sept départs : 26e au Danish Golf Championship, 37e au British Masters. Son début de saison tonitruant ponctué notamment par une 3e place au Hero Dubaï Desert Classic semble très loin aujourd’hui.
« Au-delà de la confiance, ce que je recherche surtout, c’est de la consistance, admet-il. Ce qui me manque complètement. Pour l’instant, je n’ai pas trouvé de solution. Aujourd’hui, ça s’est bien passé. On va voir les jours qui suivent. Avec de la pression… C’est un super test et pour voir si je repars sur de bonnes bases pour la fin d’année. J’ai fait un super début de saison. Après, ça allait, même si ce n’était pas flamboyant. Mais je me suis blessé. Depuis, ça a été un peu compliqué entre mon pouce, mon dos. C’est vraiment handicapant. Cela fait partie du jeu, il faut faire avec et il faut donner le maximum. On a essayé, avec Raphaël (Jacquelin), de tout mettre en place, mais ça fait un petit moment que j’ai du mal. »
Je suis sans coach. Ce n’est jamais plaisant d’annoncer ce genre de nouvelle. Surtout que j’adore Raphaël. Au-delà de son rôle de coach, c’est d’abord un ami.
Julien Guerrier
Une situation quelque peu embarrassante qui s’est traduite en début de semaine par une séparation entre le golfeur domicilié à Dubaï et son coach, Raphaël Jacquelin. Les deux hommes avaient démarré une collaboration en février 2023.
« J’ai arrêté avec Raphaël, confirme-t-il. Donc pour l’instant, je suis sans coach. Ce n’est jamais plaisant d’annoncer ce genre de nouvelle. Surtout que j’adore Raphaël. Au-delà de son rôle de coach, c’est d’abord un ami. Cela ne fait jamais plaisir. C’est pour ça que je voulais le garder un peu pour moi. Après, à un moment donné, il faut bien l’annoncer. Je ne sais pas encore vers qui je vais aller. Je vais prendre mon temps. Je n’ai rien contre Raphaël mais j’ai juste envie de changer de discours. Si ça se trouve, le prochain me dira la même chose que ce que m’a dit Raphaël. Si ça se trouve, je reviendrai dans un an ou dans six mois avec Raphaël parce que ça reste un super coach. Mais voilà, j’avais envie de voir quelque chose de différent. »
Avis aux amateurs !
Photo : Tomas Stevens / FFGolf













