Rory McIlroy le tenant du titre, et les gros poissons du circuit sont succédés en conférences de presse ce mardi à Augusta en amont de la 90e édition du Masters. Petit condensé de ce qu’il ne fallait pas rater ce mardi 7 avril au Masters… c’est par ici !
Rory, le spectacle en conférence presse avant le parcours
Large sourire au lèvre, veste verte sur les épaules, le Nord-Irlandais s’assoit fièrement pour sa 18e conférence de presse pré-Masters d’Augusta. Mais cette fois, l’ambiance et bien plus légère. Taquin, blagueur et pas avare en anecdotes, le numéro 2 mondial a régalé.
Pourquoi je n’ai pas voulu de plat Irlandais ? Parce que j’ai aussi envie de profiter du dîner !
Rory McIlroy, à propos du menu du dîner des champions
Voir cette publication sur Instagram
Dîner des champions que McIlroy a découvert cette année pour la première fois, un moment qu’il a longtemps envié à ses pairs, en témoigne cette anecdote croustillante de l’année précédente : « L’année dernière, Justin Rose et moi sommes allés dîner au club le mardi soir avec quelques membres de l’Augusta National, et c’était bizarre, je remontais Magnolia Lane, et en arrivant au rond-point, je me suis dit : « Bon, est-ce que je vais me garer tout au fond du parking ? Parce que je ne vais pas me garer dans le parking réservé aux champions. »
Et à ce moment précis, les champions prenaient l’apéritif sur le balcon. Je me suis dit : « Je ne veux pas passer par le service de voiturier, sortir de la voiture, ils vont me voir et ça va être bizarre. » J’ai donc vécu un moment vraiment gênant l’année dernière. Heureusement, c’était la dernière fois que j’ai dû faire ça. »
J’ai envie de le détruire sur le parcours. Je l’ai battu à Pinehurst, il m’a battu ici mais j’espère qu’il y aura d’autres batailles parce que c’est bon pour le golf
Bryson DeChambeau à propos de la rivalité avec Rory McIlroy
Bryson DeChambeau and Rory McIlroy have developed a rivalry over the last few years with Bryson claiming the 2024 US Open in dramatic fashion and Rory then beating Bryson in the final group at last year’s Masters.
— Flushing It (@flushingitgolf) April 7, 2026
Bryson spoke about the rivalry ahead of this year’s Masters:… pic.twitter.com/1u9g4gv6Rw
530
La distance en nombre de mètres ajoutée au parcours de l’Augusta National en un quart de siècle !
Depuis plusieurs années, le seul majeur qui ne change pas de destination chaque année redouble d’inventivité pour résister à l’épreuve du temps. Très souvent la réponse apportée par les membres de l’ANGC pour rendre le parcours toujours plus compétitif a été de rallonger le parcours. D’abord pour le rendre « Tiger Proof », quand Woods a écrasé la concurrence grâce à son exceptionnelle puissance, puis chaque année un peu plus.
Cette année c’est le trou 17 qui a été rallongé d’une dizaine de mètres. En 25 ans, l’Augusta National est passé de 6387 mètres en 2001 et 6917 mètres en 2026. Soit 530 mètres, grosso modo, la taille d’un par 5 en moyenne sur le PGA Tour.
Je regardais ces joueurs traverser le pont vers le green du 12, puis prendre le départ au 13, et je me suis dit qu’un jour j’aimerais bien aller là-bas
Tommy Fleetwood qui se rappelle de sa première fois à Augusta en tant que spectateur en 2014
Rahm et Fleetwood envoutés par l’enchainement 12-13
Présent comme spectateur en 2014 avant ses débuts au Masters en 2017, Tommy Fleetwood se remémore ses premiers pas en tant que « patron » sur le parcours, et notamment de sa découverte du 12 et du 13 : « Je me souviens avoir fait le tour du parcours, et quand on arrive derrière le tee du 12, c’est le point le plus loin où l’on peut aller en tant que spectateur, on ne peut pas aller plus loin.»
Jon Rahm lui explique à quel point ce moment semble hors du temps, unique en son genre sur le parcours d’Augusta : « Une fois que vous quittez le tee du 12, vous jouez pratiquement le green du 12 et le coup de départ du 13 sans personne autour. Les spectateurs les plus proches se trouvent à 150 mètres du green et probablement à 200 mètres du tee. C’est étrange, d’une certaine manière, tant le silence est total. Si vous réussissez un putt sur le 12, vous entendez des acclamations avec deux secondes de retard depuis les tribunes du 12, mais parfois, on ne sait pas si ce n’est pas une réaction à ce qui se passe sur le 11″.
Une tradition… comme nulle autre pour Cameron Young
Que peut bien être la préparation idéale pour le vainqueur du Players Championship 2026, au moment de démarrer sa semaine au Masters ? Venir sur le parcours le plus vite possible et s’entraîner comme un acharné ? Non. Se reposer pour faire le plein d’énergie avant une semaine éprouvante ? Non plus.
Demander de l’aide au tout puissant ? Bingo. Cameron Young : « Chaque semaine, nous découvrons une nouvelle église. Où que nous soyons, nous trouvons une messe à laquelle assister. La semaine du Players, elle se trouvait justement juste à côté du parcours, et beaucoup de personnes ont pu voir comment on fonctionne en tant que famille. Notre foi est très importante, elle nous unit« .
L’Open de France ou l’Omega en suisse sont des tournois que j’aimerais avoir la chance de jouer
Jon Rahm
Rahm confiant
Si le vainqueur du Masters en 2023 n’a toujours pas trouvé d’accord pour venir jouer de nouveau sur le DP World Tour et obtenir le droit de prétendre à une place dans l’équipe européenne de Ryder Cup, l’Espagnol est confiant qu’une issue favorable se dessine.
Et pour atteindre les 6 tournois nécessaires pour valider son “membership” Rahm a déjà dressé une liste de tournois potentiels qu’il aimerait disputer.
«J’ai bien l’intention de continuer à soutenir le DP World Tour. Je suis très reconnaissant d’en faire partie. Je suis très reconnaissant d’avoir pu soutenir le Tour et de participer à de superbes tournois. L’Irish Open m’a toujours été très favorable, et j’adorerais y retourner. Wentworth a été fantastique chaque année, tout comme l’Open d’Espagne, et peut-être même le Dunhill. Il y a aussi des tournois comme l’Open de France et l’Omega en Suisse auxquels j’aimerais beaucoup avoir la chance de participer.»
J’ai joué 10 trous en ayant l’impression que des gens voulaient m’assassiner.
Gary Woodland
Gary Woodland en plein bad trip à Houston
Il est récemment revenu de loin, très loin. Gary Woodland, vainqueur à Houston sur le PGA Tour il y a deux semaines s’est confié sur ses problèmes de santé mentale. Atteint de stress post-traumatique après une opération du cerveau, le joueur lutte toujours, et notamment lors de la semaine texane. Ca fait froid dans le dos : « J’ai vécu un moment très difficile le vendredi à Houston. Je suis rentré dans un état d’hypervigilence à partir du 9e trou, et j’ai joué les 10 derniers trous en ayant l’impression que des gens voulaient m’assassiner. J’ai des agents de sécurité avec moi.«
15
C’est le classement moyen des vainqueurs en majeur depuis 2012. Les immenses surprises comme Ben Curtis dans The Open en 2003, Rich Beem en dans le PGA Championship en 2002 ou Yang Yong-eun dans l’édition 2009 appartiennent au passé.
Même les succès inattendus de Danny Wilett en 2016 au Masters (12e mondial) ou encore Brian Harman (26e mondial) dans The Open en 2023, J.J. Spaun à l’US Open l’an dernier (25e mondial) n’étaient en réalité pas ahurissants.
Depuis 14 ans le joueur le plus mal classé à s’imposer en majeur fut Phil Mickelson 48e mondial lors de son inoubliable sacre dans le PGA Championship 2021 à 50 ans passés.
Top 10 vs 4.5
Le numéro 1 mondial, Scottie Scheffler, un peu sous les radars, plus occupé à parler de la naissance de son deuxième enfant en conférence de presse que de ses chances cette semaine, avance un peu caché. Il est pourtant un monstre de régularité au Masters. Seul joueur ses deux dernières années à être dans le Top 10 après chacun des tours de golf joués à Augusta.
Rory McIlroy lui mène la danse dans la catégorie birdies par tour sur la même période, avec 4,5 en moyenne. L’an dernier il en avait fait suffisamment pour remporter le Masters malgré 4 double bogeys sur la semaine.
Photo : @Masters













