Privée de plusieurs cadres, l’Europe aborde la Solheim Cup 2026 en outsider mais peut nourrir de réels espoirs de reconquérir le trophée à domicile, grâce à un savant mélange de joueuses expérimentées et novices, concocté par une capitaine qui connaît la compétition comme sa poche.
Sur le papier, cette 20e Solheim Cup s’annonce compliquée pour l’Europe. Battue 15,5 à 12,5 en 2024 en Virginie, l’équipe d’Anna Nordqvist ne tente pas seulement de prendre sa revanche cette semaine aux Pays-Bas. Elle essaiera aussi de réduire un déficit historique dans la série : les États-Unis mènent toujours 11 victoires à 7, avec un match nul, depuis la création de l’épreuve en 1990.
Ce qui est rassurant, c’est que depuis 2010, le Vieux Continent a remporté ou conservé la Ryder Cup et la Solheim Cup à 11 reprises en 16 éditions. Et à chaque fois, les États-Unis affichaient un meilleur classement mondial moyen.
The 24 Solheim Cup players in order of their Rolex Women’s World Golf Ranking:
🇺🇸 1. Nelly Korda
🇪🇺 7. Lottie Woad
🇪🇺 8. Charley Hull
🇺🇸 17. Lauren Coughlin
🇪🇺 20. Esther Henseleit
🇺🇸 22. Auston Kim
🇺🇸 25. Angel Yin
🇪🇺 28. Maja Stark
🇺🇸 32. Allisen Corpuz
🇺🇸 33. Jennifer Kupcho… pic.twitter.com/1A31v21GEP— Today’s Golfer (@TheTodaysGolfer) September 7, 2026
Une capitaine discrète mais rassurante
Privée de Georgia Hall, Madelene Sagstrom et Anna Nordqvist elle-même sur le parcours du Bernardus Golf Club, l’équipe compte forcément son lot de nouvelles joueuses. Mais parmi elles se trouve Lottie Woad, qui d’après Laura Davies n’a rien d’une « rookie ».
Assistante de la Suédoise pour cette édition, elle fait aussi pleinement confiance à la capitaine : « Elle est discrète, mais c’est une femme au caractère bien trempé », a-t-elle glissé à Todays Golfer, avant d’ajouter que cela signifie que « les joueuses n’ont pas à se soucier d’avoir à être des leaders. »
Team Europe arrives to Bernardus 🇪🇺#TeamEurope | #SolheimCup pic.twitter.com/zRE7qWk30t
— Solheim Cup Team Europe (@SolheimCupEuro) September 7, 2026
Charley Hull, Carlota Ciganda, Céline Boutier : le socle de l’expérience
Autour de la jeune garde dans laquelle figure Nastasia Nadaud, le Vieux Continent peut aussi s’appuyer sur une solide colonne vertébrale, à commencer par Charley Hull, Carlota Ciganda et Céline Boutier, dont ce sera la cinquième participation. Au sujet de l’Anglaise, qui disputera sa huitième Solheim Cup, Laura Davies est catégorique : « Je ne pense pas qu’elle sera une leader vocale, mais elle en sera sans aucun doute une avec ses clubs. »
Et puis, l’alchimie propre au vestiaire bleu et jaune pourrait avoir un rôle à jouer. Si selon la recordwoman de la compétition la cuvée 2026 a l’air d’être « un groupe plutôt discret », plutôt que « de grands discours mobilisateurs », ces joueuses devraient « apporter leur énergie dans le vestiaire » – et c’est, selon elle, « le plus important ».
« Je trouve ça vraiment sympa de voir leurs personnalités s’exprimer, surtout dans un environnement où elles se sentent en confiance, a expliqué Anna Nordqvist, qui sait aussi pouvoir compter sur le soutien du public. Et puis, bien sûr, nous avons beaucoup d’expérience au sein de l’équipe, notamment parmi les capitaines. Je pense donc que tout cela s’est fait très naturellement. Parfois, il faut faire des efforts pour que les choses fonctionnent, mais ça n’a jamais été le cas ici. »













