Lors du Dreamland Open, comptant pour l’Alps Tour, au Caire (Egypte), le Français Aymeric Laussot a eu une très mauvaise surprise au recording, écopant de nombreuses pénalités lors du premier tour.
+ 14, c’est un score peu habituel pour un professionnel, même sur les circuits satellites. C’est d’autant plus surprenant quand il s’agit d’un joueur plutôt confirmé, en l’occurrence Aymeric Laussot, qui avait fini sixième de l’ordre du mérite en 2024. Blessure ? Matériel abîmé ? Crise de sockets ? Non, le Francilien a reçu pas moins de 18 coups de pénalité lors du premier tour du Dreamland Open.
Pourtant, la journée s’était plutôt bien passée sur le Dreamland Golf Course pour celui qui dispose également d’une petite catégorie sur l’HotelPlanner Tour. Il était en effet affiché à -4, de quoi le placer sur le podium provisoire. Mais au moment de signer les cartes dans le recording, ses partenaires de jeu ont mentionné que le Français repositionnait très légèrement la balle en avance de la marque sur les greens.
« Ils m’ont fait remarquer que quand je marque la balle, je colle la marque alors que quand je remets la balle, il y a toujours un tout petit décalage, raconte-t-il. C’est une histoire d’un centimètre. J’ai été super étonné, il n’y avait vraiment aucune intention de faire quelque chose de mal ou de tirer avantage de la situation. »
Je ne comprends pas qu’on ne m’ait jamais fait la réflexion, j’ai joué plus de 200 tournois.
En remettant sa balle devant, et donc au mauvais endroit, le joueur a enfreint les règles 14.1 et 14.7. Au final, ses deux partenaires de partie ont pu certifier à 100 % l’avoir vu faire cela au minimum à neuf reprises. Infraction à chaque fois punie de deux coups de pénalité, soit 18 coups au total.
« J’ai toujours fait ça, que ce soit à un mètre ou dix. Je ne comprends pas qu’on ne m’ait jamais fait la réflexion, j’ai joué plus de 200 tournois. En plus, ma balle reste très visible, j’ai souvent tendance à refaire le tour du trou après avoir replacé ma balle. Il n’y a vraiment aucune intention de faire quelque chose de mal. »
Celui qui est passé par une fac américaine et les équipes de France a derrière lui une belle expérience. La question peut en effet se poser du pourquoi aucun encadrant n’a pu remarquer cette mauvaise habitude. « D’une certaine manière, je trouve ça un peu dur, d’autant plus que ça tombe sur une belle journée, mais je l’accepte. J’ai d’ores et déjà modifié ma routine. »
Si Aymeric Laussot avait manqué le cut, le tournoi a été remporté par un autre Français, Maxime Legros.
Photo : Phil Inglis / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP












