Rickie Fowler s’est intéressé au prototype de Gary Woodland, basé sur un modèle pour joueurs du dimanche, parce que sa tolérance l’a aidé à s’imposer à Houston. C’est le dernier exemple en date des échanges de bons procédés entre les deux joueurs.
Gary Woodland joue l’un des drivers les plus singuliers du PGA Tour, et c’est précisément ce qui a séduit Rickie Fowler après qu’il a remporté au Texas Children’s Houston Open sa première victoire en cinq ans.
Sixième dans la catégorie statistique Strokes Gained: Off-the-Tee sur la saison, le joueur de 41 ans domine le PGA Tour en termes de distance de drive pour la première fois de sa carrière.
C’est ma 18e année sur le circuit, et les drivers que j’ai utilisés lorsque je frappais bien la balle étaient des modèles avec du poids à l’arrière.
Gary Woodland
L’Américain s’appuie sur un prototype OPTM Max LS-K de Cobra, une version à faible spin du driver Max K, un modèle au centre de gravité bas conçu pour apporter tolérance et facilité aux joueurs en quête d’amélioration.
« C’est ma 18e année sur le circuit, et les drivers que j’ai utilisés lorsque je frappais bien la balle étaient des modèles avec du poids à l’arrière, explique-t-il dans GOLF.com. Tout le monde veut un centre de gravité vers l’avant pour réduire le spin et gagner en distance. Mais pour une raison que j’ignore, j’étais revenu à un centre de gravité plus à l’arrière, et j’ai commencé à avoir des problèmes de spin l’année dernière. J’ai testé tous les drivers, et je suis tombé sur leur driver Max K l’an dernier ; je ne sais pas pourquoi, mais il m’a permis de réduire le spin. »
LOW loft. Heavy shaft. Back weighted.
— Fully Equipped (@Fully_Equipped) March 29, 2026
They don’t make many drivers like Gary Woodland’s. He explains how he found his current gamer. pic.twitter.com/KGSTivFfR7
Un driver pensé pour Woodland
« Lorsque les drivers 10K ont été lancés il y a plusieurs années, l’objectif était simple : dépasser le seuil des 10 000 g-cm² (moment d’inertie combiné de la pointe au talon et de haut en bas) afin de créer un modèle ultra-stable. Les premiers modèles étaient stables, mais ils généraient trop de spin pour les joueurs au swing rapide, précise Jonathan Wall, de Golf Digest, sur X. Grâce à nos propres tests avec robot, nous avons remarqué un changement dans les caractéristiques de lancement et de spin sur plusieurs drivers 10K, à commencer par le DS-Adapt Max K l’année dernière. Le spin est passé d’environ 2 800-3 000 à environ 2 200, ce qui en fait une option viable pour des joueurs comme Woodland. Le Max K lui a permis de taper la balle sans craindre une baisse de performance en cas de frappe décentrée. Et lorsqu’il ratait son coup, les écarts d’angle de lancement et de spin n’étaient pas significatifs. »
Ce club n’a cependant rien d’un modèle standard, puisqu’il a été réglé pour permettre à Gary Woodland d’obtenir un départ de balle plus bas, plus stable, et surtout plus prévisible : compte tenu de son centre de gravité profond, la tête est très fermée – modèle de 9 degrés réglé à 6,4° ! – et son équilibrage peu ordinaire – D5 – avec notamment un shaft Fujikura Ventus Black 8-X très lourd.
Influence croisée
Rickie Fowler y a sans doute vu une solution pour gagner en tolérance, lui qui avait déjà changé presque tous ses clubs cette année.
Gary Woodland avait adopté le driver de ce dernier l’an passé, les deux hommes ayant influencé leurs sacs respectifs à plusieurs reprises par le passé – et pas seulement sur les clubs de leur équipementier commun.
C’est l’une de ces histoires de matériel qui montrent que, sur le PGA Tour, une bonne idée peut vite devenir contagieuse.
Photo : ©Masters













