L’U.S. Open est largement reconnu comme étant le tournoi le plus difficile de la saison, et un U.S. Open à Shinnecock Hills l’est encore plus. Le post de Bryson DeChambeau, double vainqueur en 2020 et 2024, fait étalage de la brutalité du rough et donne un aperçu des conditions qui pourraient être très compliquées voir impossibles dans certaines situations cette semaine.
Tous les regards se tournent donc désormais vers Long Island, où l’U.S. Open fait donc son retour sur un parcours qui a l’a déjà accueilli à cinq reprises. Á Shinnecock Hills on s’attend à un nouveau test exigeant après les conditions de jeu très commentées l’année dernière à Oakmont.
« Voici les roughs de la semaine… Oh là là. Impossible de jouer là-dedans ! » a lancé ce mardi Bryson DeChambeau en commentant son coup de wedge lors de sa partie de reconnaissance aux côtés de Jordan Spieth, lauréat lui aussi de l’Open américain (en 2015)… Impossible de sortir de ce rough tellement épais.
— SPIETH TRACKER (@SpiethTracker_) June 16, 2026
Après avoir raté le cut au Masters et au PGA Championship, l’actuel 32e joueur mondial espère mettre fin à sa mauvaise série en Majeur. Mais le parcours de Shinnecock Hills se dressera donc dès ce jeudi sur son chemin.
« Quand les greens sont fermes, il faut absolument rester sur le fairway pour contrôler ses effets. À Shinnecock, si vous ratez le fairway, vous ne toucherez pas le green. Et là, vous avez un problème souvent insoluble», explique Colin Montgomerie, lui qui a terminé à trois reprises deuxième de cet U.S. Open.
Lors des deux dernières éditions sur le parcours new-yorkais, en 2004 et en 2018, la situation était devenue dantesque au fil de la semaine. Le dernier tour en 2004 avait été qualifié de « double bogey » par l’ancien PDG de l’USGA, Mike Davis. On avait dû arroser les greens pour la première fois de l’histoire en Majeur, tant les balles roulaient sans cesse. De même, lors de l’U.S. Open 2018, les greens étaient devenus bruns, rendant le putting quasiment impossible.
Arroser les greens, un sujet qui fait l’unanimité
Cette question de l’arrosage a d’ailleurs ressurgi ce mardi lors des traditionnelles conférences de presse.
« Avec la force du vent prévue lors du premier tour, c’est probablement prudent d’arroser les greens, a lancé Rory McIlroy. Vendredi ne semble pas aussi venteux, mais je pense que pour l’équité et l’intégrité de la compétition, ils le feront aussi. Mais je pense qu’ils auront assez de marge de manœuvre ce week-end pour qu’ils n’aient probablement pas besoin de le faire. Donc, je comprends. Quand j’ai entendu parler d’arrosage pour la première fois, ma première réaction était “c’est stupide, pourquoi font-ils ça ?” Mais ensuite, une fois qu’on écoute vraiment et qu’on les laisse vous l’expliquer, on se dit, ouais, ça a du sens. »
Tous les joueurs ont certes hâte d’en découdre, mais avec une vraie appréhension est cependant perceptible à Shinnecock Hills.
Photo : Kate McShane / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP












