L’Américain Davis Riley (photo) a pris les commandes du Rocket Classic après trois tours, juste devant son compatriote Michael Brennan. Son finish de feu lui a permis de brûler la politesse à son compatriote. Le n°3 mondial, Cameron Young, en tête vendredi soir, a perdu du terrain. Quant à Adrien Saddier, il a réussi à rester au contact et il peut rêver d’un gros coup dimanche !
Le jeu du chamboule-tout. Ce samedi a bien mérité d’être appelé « Moving Day » tant le 3e tour du Rocket Classic a offert un scénario renversant.
On a longtemps cru que le leader unique après 54 trous serait Michael Brennan. Qui peut, quand il est chaud, se transformer en une machine à birdies.
Jeudi, le jeune homme venu de Virginie (24 ans) s’était fait remarquer en signant huit birdies de suite. Une performance presque passée inaperçue tant le parcours du Detroit Golf Club est en mode « facile » malgré son par 70. Mais ce samedi, le vainqueur du Bank of Utah Championship 2025 a de nouveau pris feu sur l’aller. Et cette fois, il s’est propulsé sur le devant de la scène.
Riley finit en trombe
Le surdoué à la puissance hors normes a joué ses deux premiers trous en 30 (-5) et a dépassé très vite en haut du leaderboard la dernière partie de stars, Cameron Young et Patrick Cantlay, qui ont semblé jouer avec le frein à main sur leurs neuf premiers trous.
Rentré au club-house avec un superbe 61, Rasmus Højgaard a vu son retard sur Michael Brennan augmenter au fur et à mesure que le résident de Jacksonville ajoutait des birdies sur sa carte.
Et puis, confronté à quelques erreurs de driving, Brennan a perdu de sa superbe sur le retour. Il a vu revenir à sa hauteur Davis Riley, l’homme du Mississippi, qui a terminé en boulet de canon pour signer un 63 assez fou. Les trous 17 et 18 sont parmi les plus costauds du parcours, mais cela ne l’a pas empêché de finir par deux birdies, l’un à la pointe du putter, l’autre surtout grâce à la précision de son jeu de fer.
Et alors qu’on s’attendait à voir les deux hommes se partager la tête à -15, Brennan est parti à la faute sur le 18. Son unique bogey du jour est venu d’un nouveau drive égaré et d’un chip très moyen.
Il s’élancera donc ce dimanche avec un coup de retard, à la quête d’un deuxième succès sur le PGA Tour. Sa saison 2026, un soupçon décevante jusqu’ici en raison d’un putting en berne (il est 126e dans cette ‘stat’ sur le PGA Tour cette année et 106e à la FedEx Cup), pourrait prendre une autre tournure.
Quant à Davis Riley, il visera un troisième succès sur le grand circuit américain. Lui n’a plus gagné depuis mai 2024 (le Charles Schwab Challenge) et il est encore plus loin que son compatriote à la FedEx Cup (146e), alors qu’il a manqué 10 cuts cette année. Le 180e mondial avait eu l’occasion de remporter le Sony Open à Hawaï, première épreuve de la saison, alors qu’il était en tête à l’issue du troisième tour, avant de conclure par une carte de 71 et de finalement partager la sixième place.
« Il y a eu beaucoup de hauts et de bas, a-t-il déclaré. Je suis simplement heureux d’avoir recommencé à mettre les choses en place et d’avoir une chance. »
Playoffs, carte 2027, les enjeux seront multiples demain pour le duo de tête.
Saddier peut y croire
Mais ils auront bien sûr des rivaux dans le rétroviseur. Sur le podium à trois coups du leader, il y a du beau monde, avec l’ancien lauréat du tournoi Rickie Fowler, le n°3 mondial Cameron Young, qui voudra oublier une journée ratée sur les greens, le bouillant Rasmus Højgaard et le sextuple vainqueur sur le PGA Tour, Chris Kirk.
Adrien Saddier, lui, n’est qu’à trois coups de ce podium. Comme lors du premier tour où il avait signé un birdie sur les quatre par 3, le Français a encore fait parler son jeu de fer pour s’offrir cinq birdies presque « faciles », à l’image de cette balle déposée au bord du trou sur le n°5 (ci-dessous).
Performant dans quasi tous les compartiments du jeu cette semaine, le Haut-Savoyard, 17e provisoire, aura l’occasion dimanche d’aller chercher, pourquoi pas, son premier top 10 sur le PGA Tour. Et de s’offrir du même coup un joli bond à la FedExCup. Il figure au 184e rang.
Rappel
Pour jouer les Playoffs de la FedExCup qui débutent mi-août par le FedEx St. Jude Championship, il faut figurer dans le top 70 du classement de la FedExCup au soir du 4e tour du Wyndham Championship (dernier tournoi de la saison régulière).
- Se qualifier pour les Playoffs équivaut à sécuriser son droit de jeu pour la saison 2027 du PGA Tour sans avoir à disputer les tournois des FedExCup Fall.
- Classé au-delà de la 70e place fin août (après le dernier tournoi des Playoffs), un joueur doit en revanche s’assurer de boucler la saison dans le top 100 de la FedExCup afin de disposer d’un droit de jeu sur le grand circuit américain l’an prochain.
- Pour cela, il aura la possibilité de s’aligner dans les 8 tournois des FedExCup Fall programmés de septembre à novembre.
- Le dernier tournoi de cette série est le RSM Classic qui s’achève le 22 novembre.
Le leaderboard
Photo : David Berding / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP









