Compte tenu des prévisions météorologiques toujours changeantes cette semaine, l’USGA a notamment précisé qu’elle procéderait à un « arrosage » des greens à la « seringue » jeudi et vendredi pendant la demi-heure entre les sessions du matin et de l’après-midi. Une pratique bien connue des membres du Shinnecock Hills Golf Club.
Les éditions 2004 et 2018 de l’U.S. Open à Shinnecock Hills avaient « traumatisé » les joueurs et cela avait été source de très vives critiques. Pour éviter de nouveau la polémique, l’USGA (United States Golf Association) a décidé de réduire la vitesse des greens à 10-10,5 sur le Stimpmeter, un niveau jamais atteint à l’U.S. Open depuis 1995.
« Nous pensons que cela offrira une expérience de jeu plus homogène pour les vagues du matin et de l’après-midi, et ce, les deux jours. Cette homogénéité sur les deux jours renforcera, selon nous, l’équité de la compétition », a déclaré John Bodenhamer, responsable des compétitions de l’USGA.
Préserver la santé des greens
En quoi consiste en fait cet arrosage à la seringue ? Bodenhamer l’a comparé à l’arrosage (ou brumisation) des légumes verts au rayon fruits et légumes d’un supermarché.
« Il s’agit d’un léger arrosage pour hydrater le brin d’herbe et prévenir le flétrissement, surtout pour préserver la santé du gazon et réduire le stress hydrique sur ces greens en poa annua, clarifie Bodenhamer. Le poa annua réagit différemment et plus rapidement que la plupart des autres graminées dans ces conditions. C’est pourquoi nous pensons que l’arrosage au semoir est essentiel. Cela n’affecte pas la qualité du jeu. L’eau hydrate le brin d’herbe. En s’évaporant, elle le maintient suffisamment frais pour préserver l’adhérence sur les greens. »
Grounds crew members are watering the greens in between groups today. 👀
— Golf Digest (@GolfDigest) June 17, 2026
A very different vibe from previous U.S. Opens. pic.twitter.com/WlDQhTtQHV
Validé par McIlroy
Une « stratégie » validée par Rory McIlroy, vainqueur de l’U.S. Open 2011 au Congressional. Le Nord-Irlandais a qualifié cette décision de « judicieuse ». « Ma première réaction a été : “C’est stupide, pourquoi font-ils ça ?” Puis, une fois qu’on écoute et qu’on les laisse nous expliquer, on se dit : “Oui, c’est logique” », a-t-il déclaré en conférence de presse ce mardi.
Photo : Kathryn Riley / USGA














