Comme l’an passé au Royal Portrush, il y aura six Français au départ du dernier Majeur de la saison. Après Adrien Saddier, Martin Couvra, Frédéric Lacroix, Antoine Rozner et l’amateur Lev Grinberg, Victor Perez s’invite sur le gong à la fête grâce à sa 9e place acquise au Genesis Scottish Open. Ce sera son 5e The Open. Le premier à Birkdale !
L.V.
Il l’a fait ! Victor Perez a accroché l’un des trois spots mis en jeu cette semaine à North Berwick pour le 154e The Open de l’histoire. Le Tarbais a terminé à la 9e place du Genesis Scottish Open, accompagnant pour l’occasion les Américains Johnny Keefer et Michael Thorbjornsen, respectivement 3e et 7e au leaderboard final.
L’actuel pensionnaire du LIV Golf n’a pas volé son ticket, réalisant un dernier tour très solide bouclé avec une carte de 66 (-4) constellée de cinq birdies pour un seul bogey concédé. A la lutte avec un autre américain, Kevin Roy, il a juste fini devant le joueur du PGA Tour, ce dernier bénéficiant pourtant d’une meilleure place au classement mondial : 140e contre 198e pour Perez.
La fin a été vraiment difficile. Je pense que je me suis crispé un peu. J’ai commencé à regarder le leaderboard.
Victor Perez
« Je savais qu’il me fallait une très bonne journée et un peu de chance avec ceux qui se trouvaient devant moi, analyse le golfeur tricolore. J’ai pris un bon départ (quatre birdies sur ses sept premiers trous), ce qui m’a mis en bonne position. Et puis, la fin a été vraiment difficile. Je pense que je me suis crispé un peu. J’ai commencé à regarder le leaderboard. Je n’avais aucune chance de gagner le tournoi. Il s’agissait donc de bien gérer la fin. Et ça a été suffisant. »
Dans son jardin au Renaissance Club
C’est vraiment sur les derniers trous d’un parcours qu’il connait par cœur pour avoir été membre au Renaissance Club quand il était domicilié à Edimbourg que Victor Perez a pris conscience que chaque coup de golf était devenu un peu plus important encore.
Le voilà donc avec un nouveau ticket pour The Open, le 5e de sa carrière. Les quatre précédentes expériences ont été, il faut bien le reconnaitre, mitigées. Deux cuts manqués en 2021 et en 2024 pour une 34e place à St Andrews en 2022 et une 41e à Liverpool l’année suivante. Et pourtant, celui qui bénéficie d’une dernière année d’exemption sur le Tour européen grâce à sa victoire en Rolex Series à Abu Dhabi en janvier 2023 a souvent brillé sur les links, à l’image de sa victoire au Dunhill Links Championship en septembre 2019 et à ce triomphe, donc, sur le Yas Links aux Emirats arabes unis.
La préparation sera peut-être rapide, mais mieux vaut une préparation rapide que pas de golf du tout.
Victor Perez en évoquant The Open
« Tout est absolument spécial au British, prévient-il, admiratif. Je pense que l’histoire, le fait de jouer ces événements majeurs, et puis ces links, tout ce qui entoure le lieu, ça le rend si spécial. Birkdale est aussi un parcours de premier plan, et je n’y ai jamais joué. J’ai donc hâte de relever le défi. La préparation sera peut-être rapide, mais mieux vaut une préparation rapide que pas de golf du tout. »
Photo : Warren Little / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP













