Victorieux de l’édition 2023 du Scottish Open, deuxième l’an passé à deux coups de Chris Gotterup, Rory McIlroy, fort d’un solide 65 (-5) inaugural, partage les commandes du Genesis Scottish Open avec quatre autres joueurs, dont l’Autrichien Bernd Wiesberger, vainqueur ici même à Renaissance Club en 2019. Auteur d’un 68 (-2), Scottie Scheffler est au-delà du top 25. Meilleurs tricolores, Victor Perez et Antoine Rozner pointent à la 53e place, à -1 (69).
L.V.
De retour à la compétition pour la première fois depuis sa 32e place à l’U.S. Open le 21 juin dernier à Shinnecock Hills (New York), Rory McIlroy n’a pas manqué sa rentrée en Ecosse, au Genesis Scottish Open, l’un de ses tournois préférés. Vainqueur en 2023, 4e en 2024, 2e l’an passé, le Nord-Irlandais de 37 ans a tout de suite marqué son territoire, claquant un très solide 65 (-5) avec à la clé quelques coups d’anthologie, comme cette sortie de bunker sur son dernier trou de la journée, le par 3 du 9.
Retrouvez le classement complet et les tee times du 2e tour
A l’issue de ce premier tour disputé sous un généreux soleil et un vent soufflant très variablement, Rory McIlroy lance tout de suite un sérieux message à ses principaux adversaires, à une semaine du 154e The Open de l’histoire.
« Je pense avoir bien joué dans l’ensemble, résume-t-il. J’ai particulièrement bien drivé, et j’avais déjà constaté ça à Shinnecock Hills. L’important, c’est de continuer à bien placer la balle. Une fois que j’y arrive, je peux attaquer le parcours et me créer des occasions de scorer. C’est ce que j’ai fait aujourd’hui. J’ai bien joué les par 5. Je crois que j’ai atteint les trois greens en régulation. Un putt pour eagle et deux birdies en deux putts. Ça fait toujours du bien. Globalement, c’était bien de faire mon premier tour de golf en compétition sur un links, et c’est évidemment un excellent début pour le tournoi. »
J’ai l’impression d’avoir un meilleur équilibre dans ma vie. Le problème, c’est que même si j’ai peu joué ces derniers mois, mes débuts de tournoi ont tous été excellents.
Rory McIlroy, à propos de ses quatre tournois joués en douze semaines
Une entame très encourageante donc pour le Nord-Irlandais alors qu’il n’a joué que quatre tournois lors de ses douze dernières semaines. Un rythme très contrôlé qui ne semble pas lui poser de problème…
« Les avantages, c’est que je vois plus souvent ma famille, glisse-t-il, le sourire aux lèvres. J’ai l’impression d’avoir un meilleur équilibre dans ma vie. Le problème, c’est que même si j’ai peu joué ces derniers mois, mes débuts de tournoi ont tous été excellents. Je ne démarre donc pas lentement, et ce peu d’entraînement supplémentaire m’a vraiment été utile. Je pense que l’un des autres avantages pour moi, c’est que je pratique ce métier depuis près de 20 ans et que je dois faire tout mon possible pour maintenir mon enthousiasme au plus haut niveau, et un calendrier de tournois allégé y contribue certainement. »
Rasmus Højgaard eagles the 7th hole in style!
— DP World Tour (@DPWorldTour) July 9, 2026
The Dane is teeing it up for the first time since the end of May and is currently two shots off the lead 🙌#GenesisScottishOpen | #RolexSeries pic.twitter.com/lL9Bk7Y203
A ses côtés tout en haut du leaderboard, on trouve le Sud-Coréen Tom Kim, en net regain de forme après une saison difficile en 2025, l’Américain Patrick Cantlay, fort d’une carte immaculée, l’Autrichien Bernd Wiesberger, qui avait battu, on s’en souvient ici même en 2019, Benjamin Hébert en play-off, et le Danois Rasmus Højgaard (voir ci-dessus).
Koepka, plus que jamais affûté
Juste derrière, et malgré un imbroglio sur son soi-disant forfait de fin de semaine dernière, Brooks Koepka prouve que ses ennuis à la main sont de l’histoire ancienne. Le Floridien, de retour dans cet Open d’Ecosse pour la première fois depuis 2015, accroche ainsi la 6e place à -4 (66) avec ses compatriotes Michael Thorbjornsen, Kurt Kitayama et Andrew Nowak mais aussi le Finlandais Oliver Lindell, l’Espagnol Angel Ayora, toujours à la recherche d’un premier succès sur le DP World Tour, et l’Australien Min Woo Lee, lauréat de l’édition 2021.
Au sein de ce leaderboard hyper dense où plus de 50 joueurs se tiennent en trois coups seulement, les cadors du golf mondial pointent le bout de leur putter, à l’image de Robert MacIntyre, Wyndham Clark, victorieux du dernier U.S. Open, Matthew Fitzpatrick et Tommy Fleetwood, 13es à -3 (67).
Scheffler, en embuscade
Incontestable n°1 mondial, qui défendra son titre au Royal Birkdale la semaine prochaine à Southport (Angleterre), Scottie Scheffler lance sa campagne écossaise avec un bon 68 (-2), tout comme J.J. Spaun, Viktor Hovland, Ludvig Åberg ou encore Patrick Reed (27es). Cette entame a en revanche été bien plus compliquée pour Shane Lowry, Aaron Rai (99es à +1) et franchement inquiétante pour Jon Rahm, 137e à +3 (73).
Deux Français dans le cut virtuel
Côté tricolore, ce premier tour a clairement donné du fil à retordre à nos huit représentants. La preuve. Victor Perez et Antoine Rozner pointent pour l’instant dans le cut virtuel à -1 (69), à la 53e place. Matthieu Pavon suit dans le par total (72e) alors que la situation est déjà préoccupante pour Frédéric Lacroix, Martin Couvra et David Ravetto, 137es à +3.
Le leaderboard
Le leaderboard des Français
Photo : Andrew Redington / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP
















