Alors que l’avenir du LIV Golf demeure plus incertain que jamais, Thomas Pieters refuse de céder au pessimisme. Dans un entretien accordé à Today’s Golfer, le Belge de 34 ans affirme croire à la survie du circuit, tout en se préparant à toutes les éventualités, y compris un retour par la Q School du DP World Tour.
Depuis l’annonce du retrait du soutien financier du Fonds d’investissement public (PIF) saoudien à l’issue de la saison 2026, les interrogations se multiplient sur la pérennité du LIV Golf. Son directeur général, Scott O’Neil, tente actuellement de réunir 350 millions de dollars pour assurer la continuité du circuit en 2027. Dans ce contexte, plusieurs joueurs commencent déjà à envisager un plan B.
Thomas Pieters, lui, garde confiance. Pour l’instant.
« Je pense qu’il y aura une forme de LIV l’an prochain, c’est certain, explique-t-il à Today’s Golfer. Le marché est trop important en dehors des États-Unis. Le PGA Tour a choisi de rester centré sur l’Amérique, c’est son marché, et je ne pense même pas qu’on puisse rivaliser avec lui. Ils sont tellement forts, tellement puissants… Mais partout ailleurs dans le monde, je pense qu’il existe un véritable marché pour un circuit concurrent. »
Une vision qui tranche avec le climat actuel, alors que les épreuves par équipes de fin de saison du LIV pourraient être annulées et que plusieurs joueurs réfléchissent déjà à leur avenir hors du circuit dissident. Pieters, qui avait pourtant déclaré il y a quelques mois être « prêt à prendre sa retraite », a finalement changé d’avis.
« Il me reste encore du golf en moi, assure le Belge. J’aimerais que mes enfants soient assez grands pour se souvenir de ce que leur père a fait sur les parcours. Si j’arrête maintenant, ils n’en auront aucun souvenir. »
Prêt à repartir de zéro
Si le LIV Golf venait malgré tout à disparaître, Pieters sait déjà quelle serait la marche à suivre. N’ayant plus de catégorie sur le DP World Tour, il devrait passer par la traditionnelle Q School pour retrouver un droit de jeu.
Loin d’y voir une humiliation, il l’accepte pleinement.
« Je n’ai pas d’ego. Je ferai tout ce qu’il faudra pour jouer. »
Le Belge ne souhaite d’ailleurs bénéficier d’aucun traitement de faveur.
« Je vais essayer d’obtenir quelques invitations, mais je ne veux pas qu’on me fasse un cadeau. Je veux retrouver ma place en la méritant. Je ne veux pas que quelqu’un puisse dire que j’ai récupéré mon statut sans le gagner. Si je reviens, je veux le faire de la bonne manière. »
Nous sommes tous venus sur le LIV pour une raison. Si cela s’arrête, c’est la vie.
Son objectif est clair : retrouver progressivement le plus haut niveau, lui qui est aujourd’hui 288e mondial. Pour mémoire, Thomas Pieters avait participé avec brio à une Ryder Cup, celle de 2016 à Hazeltine où il avait inscrit quatre points en cinq matches.
« Si le LIV n’existe plus, je vais devoir refaire mes preuves sur le circuit, gagner à nouveau et regagner ma place dans les Majeurs. C’est la conséquence de notre choix. Nous sommes tous venus sur le LIV pour une raison. Si cela s’arrête, c’est la vie. »
Pieters va même plus loin en assurant qu’il serait prêt, si nécessaire, à évoluer sur l’HotelPlanner Tour, la deuxième division européenne, le temps de reconstruire sa carrière.
À 34 ans, il nourrit encore de grandes ambitions alors qu’il n’a plus participé à un tournoi du Grand Chelem depuis 2023. Thomas Pieters espère notamment représenter la Belgique aux Jeux olympiques de Los Angeles en 2028. Une motivation supplémentaire pour poursuivre sa carrière, quel que soit le futur du LIV Golf.
Photo : Jose Luis Contreras / NurPhoto via AFP











