Rory McIlroy a confirmé qu’il allait désormais davantage écouter ses envies, quitte à réduire ses apparitions, afin de préserver son enthousiasme pour le jeu. À 37 ans et après près de deux décennies chez les professionnels, le Nord-Irlandais reconnaît souffrir de l’enchaînement des tournois.
« Je pense qu’à partir du moment où vous commencez à perdre votre enthousiasme à l’idée d’aller au golf, il est temps de faire une pause »
« Il m’est arrivé de participer à des tournois auxquels je n’avais pas forcément envie de participer, simplement parce que j’avais le sentiment qu’il était important que je sois là. »
Les mots de Rory McIlroy samedi à East Lake après son 63 en disent long sur l’état d’esprit dans lequel se trouve le numéro 2 mondial au terme d’une saison sur le PGA Tour où il s’est fait plus rare que jamais.
En 2026 le Nord Irlandais ne s’est produit sur le sol américain qu’à 12 reprises. Au total il a joué 14 tournois (en comptant The Open et le Genesis Scottish Open) soit son plus faible total depuis son installation sur le circuit US.
J’ai 37 ans. C’est ma 18e ou 19e année en tant que professionnel. Peut-être que la mèche est un peu plus courte qu’avant.
Rory McIlroy
Le Scottish Open étant la seule épreuve dite “régulière” du PGA Tour à laquelle il a pris part. A part le Players qui tient une place à part dans le calendrier, les autres tournois dans lesquels il s’est aligné ont été soit des majeurs (4), soit des Signature Event (5) , soit des compétitions comptant pour les Playoffs de la FedExCup (3).
Ce devrait être à nouveau le cas l’an prochain car dorénavant McIlroy considère qu’il n’a aucun intérêt à prendre le départ d’un tournoi s’il ne se sent pas complètement “focus”. « Si je participe à un tournoi, je veux être capable de donner le meilleur de moi-même et de jouer mon meilleur golf. Il y a eu des moments où je ne l’ai pas fait et c’est frustrant pour moi. Mais en même temps, personne n’a envie de me voir simplement faire acte de présence sur le parcours. »
Pas fan du 4 à la suite
Cette semaine à East Lake fut sa troisième semaine consécutive en compétition et c’est la limite qu’il s’est fixée pour l’avenir. « Je crois que la dernière fois que j’ai joué quatre semaines consécutives, c’était en 2024. La quatrième semaine, je me suis dit : “C’est terminé. Je ne referai plus jamais ça.” Si je devais encore jouer la semaine prochaine, comme à l’époque où les Playoffs comptaient quatre tournois au lieu de trois, ce serait difficile pour moi. »
Son discours traduit une évolution assez nette de sa manière d’envisager la suite de sa carrière.
« J’ai 37 ans. C’est ma 18e ou 19e année en tant que professionnel. Peut-être que la mèche est un peu plus courte qu’avant.», une expression pour dire que sa patience est moins grande et qu’il se lasse plus vite désormais.
Cette réflexion s’inscrit dans la continuité des déclarations récentes du triple vainqueur de la FedEx Cup et septuple vainqueur de la Race to Dubai. Après The Open, McIlroy avait déjà expliqué être arrivé à un stade de sa carrière où d’autres choses avaient désormais leur importance, tout en affichant beaucoup plus d’enthousiasme à l’idée de retrouver certains rendez-vous en Europe et ailleurs dans le monde.













