Après avoir validé sa qualification pour les PQ2 début septembre en Allemagne, Bastien Amat poursuit sa route vers le DP World Tour. Le Nordiste aborde cette deuxième étape des Cartes après une quatrième place à l’Abu Dhabi Challenge et deux semaines de préparation du côté de Bordeaux. À l’approche de ce rendez-vous, qu’il disputera au Golf Club Las Pinaillas, au nord d’Albacete en Espagne, il veut avant tout s’appuyer sur le travail accompli, la confiance retrouvée et la patience.
F. P.
La route vers le DP World Tour se poursuit pour Bastien Amat. Après avoir franchi la première étape des Cartes en Allemagne, où il a terminé sixième à -9 des PQ1 sur le parcours du Golf-und Country Club Seddiner See, le Français s’attaque cette semaine aux PQ2. Comme les 22 autres Tricolores engagés, l’objectif assumé est de poursuivre son parcours vers la finale de Tarragone (6 – 11 novembre).
Cette qualification, acquise en septembre, a été suivie d’un résultat encourageant à l’Abu Dhabi Challenge, où il a pris la quatrième place. Une performance de taille pour le Nordiste, qui a pu mesurer sa capacité à tenir le rythme sur quatre tours et à rester compétitif jusqu’au bout.
Depuis, il a bénéficié de deux semaines pour travailler son jeu et préparer cette nouvelle échéance. De retour à Bordeaux, il a profité de conditions favorables et de la présence d’autres joueurs pour multiplier les séances d’entraînement et retrouver des situations proches de celles rencontrées en tournoi.
« J’ai beaucoup bossé, j’étais à la maison. La météo était parfaite pendant la première partie du break, donc j’en ai profité pour m’entraîner dur. Les greens étaient super bons », explique-t-il.
Celui qui a terminé 95e de la Road to Mallorca a notamment pu jouer avec Julien Quesne, ainsi qu’avec d’autres joueurs bordelais. Une préparation qu’il juge bénéfique, à la fois sur le plan technique et dans l’approche de la compétition.
Mentalement, ma quatrième place à Abu Dhabi m’a beaucoup aidé
Bastien Amat
La quatrième place décrochée à Abu Dhabi lui a apporté un enseignement essentiel : il est capable de maintenir son niveau de jeu sur l’ensemble d’un tournoi. Un constat sur lequel il entend s’appuyer cette semaine.
« J’essaie de garder le positif de ma semaine à Abu Dhabi parce que, c’est vrai, mentalement, ça m’a beaucoup aidé. J’ai pris conscience que j’étais capable de faire une semaine où ça tenait pendant les quatre tours. J’essaie de garder cet état d’esprit, de garder la confiance et aussi l’état d’esprit dans lequel j’avais abordé ce tournoi, où je voulais vraiment ne rien lâcher jusqu’à la fin. »
Ces deux semaines de préparation lui ont aussi permis de travailler dans des conditions qu’il n’avait pas toujours pu connaître au cours de la saison. Il espère ainsi arriver au Golf Club Las Pinaillas, au nord d’Albacete, avec une confiance nourrie par le travail accompli plutôt que par les seuls résultats.
« Le fait de m’être préparé pendant deux semaines va m’aider mentalement à me sentir un peu plus libéré et à ne pas douter de ce que je fais. Après, ça ne veut pas forcément dire que, parce que tu as bossé dur, tu vas bien jouer. Mais au moins, mentalement, tu as une sorte de certitude : “J’ai fait le taf, maintenant, il suffit de voir comment ça se passe.” »
Las Pinaillas, un parcours à jouer avec patience
Pour cette deuxième étape, Bastien Amat retrouve un parcours qu’il connaît, puisqu’il l’avait joué il y a un an, terminant 62e à +6 et manquant donc la qualification pour la finale.
Plusieurs trous de ce parcours de Las Pinaillas imposent notamment des décisions délicates, entre la possibilité d’attaquer et la nécessité de limiter les risques.
« Il y a des choix un peu difficiles à faire… où ça peut être un birdie facile, mais, en même temps, avec une prise de risque beaucoup plus élevée. Il peut aussi y avoir des dangers qui arrivent assez vite si on fait de mauvais choix, mais il y a beaucoup de birdies possibles. »
Sa conclusion est claire : il faudra savoir faire preuve de patience et ne pas se laisser entraîner dans une course aux birdies.
« Je pense que c’est un parcours à aborder avec patience. Si on joue bien, on peut très vite bien s’en sortir, mais ça peut aussi devenir compliqué. Il ne faut pas trop s’affoler si ça joue bien, parce qu’on sait que ça peut très vite tourner dans l’autre sens. »
Les Cartes ? Ce sont des tournois tellement différents…
Bastien Amat
Conscient du chemin qui mène à la finale de Tarragone, le Français entend également gérer son énergie. Il sait que les Cartes ne ressemblent pas aux tournois habituels. Pour autant, il estime qu’il est difficile de se préparer spécifiquement à cette pression.
« Je ne pense pas qu’on puisse vraiment se préparer mentalement à ce genre d’événement, parce que ce sont des tournois tellement différents. L’enjeu est tellement grand. Mais, à la fin de la journée, ça reste un tournoi : on joue au golf, on essaie de jouer le mieux possible. »
Après sa sixième place en Allemagne et son résultat probant à Abu Dhabi, Bastien Amat aborde donc les PQ2 avec une ligne de conduite bien définie : s’appuyer sur les progrès réalisés et jouer avec patience. Une nouvelle étape à franchir pour continuer à croire à son objectif : retrouver le DP World Tour ! Un première division européenne qu’il avait d’ailleurs rejoint il y deux ans, grâce à une belle septième place à la finale à Tarragone.
Photo : Johan Rynners / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP












