22e avec un score final de -11 à Abu Dhabi, Eugenio Chacarra (photo) a perdu du terrain dans sa course au Harry Vardon Trophy, qui couronne le meilleur joueur de l’année sur le Tour européen. L’Espagnol ne possède plus que 533,93 points d’avance sur Rory McIlroy, 3e à -19, alors qu’il en comptait 999,03 jeudi matin. Victorieux à -22 de ce premier des deux play-offs de la saison, Jon Rahm, désormais 6e de la Race avec 2 525,45 points, peut l’emporter dans une semaine, même si ses chances restent relativement faibles.
L.V.
Rory McIlroy va-t-il décrocher un 5e titre consécutif de n°1 européen, le 8e de sa carrière, et ainsi rejoindre dans la légende l’actuel recordman, l’Écossais Colin Montgomerie ? Troisième de l’Abu Dhabi Aldar Championship, à quatre coups du vainqueur Jon Rahm, le Nord-Irlandais a comblé une partie de son retard sur Eugenio Chacarra, toujours leader malgré sa 22e place finale.
Le n°2 mondial, alors 3e de la Race, accusait 999,03 points de retard à l’entame du tournoi. Passé 2e de ce même classement, il est revenu à 533,93 points du Madrilène. Quasi imbattable sur l’Earth Course du Jumeirah Golf Estates, hôte comme chaque année du DP World Tour Championship, avec trois victoires en 2012, 2015 et 2024 (sans compter une multitude de top 5), McIlroy bénéficie des faveurs du pronostic.
J’ai le sentiment d’être pleinement dans la course et de disposer d’une excellente chance de réussir.
Rory McIlroy
« Deuxième de la Race, c’est exactement là que je voulais être, confirme le Britannique à la sortie du recording au Yas Links. C’est une position assez familière pour moi à l’approche du DP World Tour Championship, et je m’en réjouis. L’objectif de ces deux semaines était d’essayer de revenir sur Eugenio et Patrick (Reed), et de tenter de remporter une nouvelle fois la Race to Dubai. »
« Cela aurait été formidable de gagner cette semaine et de réduire davantage mon retard, voire de prendre l’avantage, ajoute-t-il. Mais malgré tout, j’ai le sentiment d’être pleinement dans la course et de disposer d’une excellente chance de réussir. »
Différents scénarios possibles
Au total, 10 000 points seront distribués lors de cette finale (2 000 au vainqueur, 1 335 au deuxième et 752 au troisième). En gagnant dimanche prochain, McIlroy devra espérer que Chacarra termine 2e ou moins bien. S’il finit 2e, l’Espagnol devra prendre la 3e place ou moins bien. Même un scénario moins favorable ne l’écarterait pas d’un 8e sacre. Ainsi, s’il termine 3e, il devra miser sur une 12e place ou moins bien de l’Espagnol. Au-delà, l’équation se complique. Une 4e place pourrait encore être suffisante, mais il faudrait alors que Chacarra termine en fond de classement. En revanche, toute autre position au leaderboard lui interdirait de remporter le Harry Vardon Trophy.
Cela fait très longtemps qu’il évolue à ce niveau et il joue généralement très bien à Dubaï. Il a disputé ce parcours un nombre incalculable de fois.
Eugenio Chacarra en évoquant Rory McIlroy
« Rory est le numéro 2 mondial et le numéro 1 européen, rappelle Eugenio Chacarra à l’issue de son dernier tour à Abu Dhabi. Cela fait très longtemps qu’il évolue à ce niveau et il joue généralement très bien à Dubaï. Il a disputé ce parcours un nombre incalculable de fois. Quoi qu’il arrive, ce sera compliqué. Les probabilités sont naturellement en sa faveur et il est le grand favori. Mais au final, il faudra jouer au golf. Nous savons de quoi je suis capable lorsque je suis en confiance et que je joue bien. Il y a eu beaucoup de choses positives cette semaine, mais je dois encore affûter mon jeu pour avoir une réelle chance la semaine prochaine. »
Alors que Patrick Reed, Casey Jarvis et Aaron Rai occupent respectivement les 3e, 4e et 5e places de la Race avant le DP World Tour Championship, avec respectivement 715,17, 1 350,81 et 1 683,64 points de retard sur Chacarra, le 6e, un certain Jon Rahm, possède lui aussi une chance de venir coiffer tout le monde sur le poteau. Il accuse un retard de 1 718,34 points sur son compatriote espagnol.
Rahm, habile aussi au Jumeirah
Ses chances existent, mais elles demeurent relativement faibles. Pour terminer n°1 européen, le Basque devra presque certainement remporter la finale de Dubaï. Mais il dépendra également des performances de ses principaux rivaux, à savoir Eugenio Chacarra, Rory McIlroy et Patrick Reed. Pour y parvenir, il faudra que Chacarra termine 8e ou au-delà et que McIlroy ne fasse pas mieux que 3e. Et ce malgré des résultats plus que probants de l’ancien joueur du LIV Golf à Dubaï, où il s’est imposé à trois reprises, en 2017, 2019 et 2022.
« Ce sera une petite motivation supplémentaire », s’est simplement permis de glisser Jon Rahm, un petit sourire en coin, en soulevant le trophée à Abu Dhabi.
Photo : Warren Little / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP












