Andrea Pavan franchit progressivement les différentes étapes de son retour après le terrible accident survenu en février. L’Italien avait alors chuté de trois étages dans une cage d’ascenseur, à proximité de Stellenbosch, en Afrique du Sud. Touché aux épaules et souffrant de fractures à plusieurs vertèbres, le joueur de 37 ans a entamé une longue rééducation, avec un objectif désormais clair : retrouver les parcours et, à terme, la compétition.
La vie d’Andrea Pavan a failli basculer en février dernier quand il a chuté dans une cage d’ascenseur dans des circonstances terribles (lire ici >>). Par miracle, l’Italien s’en est sorti vivant et quelques jours après cet incroyable épisode il donnait des nouvelles relativement rassurantes.
De retour au Texas après un séjour de plusieurs semaines en Italie, Andrea Pavan a depuis retrouvé le chemin de la salle de sport.
Entre kinésithérapie, trois fois par semaine, et travail physique intensif, il s’efforce de récupérer sa mobilité et sa force.
Il a également pu reprendre le golf de manière progressive, frappant à nouveau des balles et disputant déjà trois parcours complets de 18 trous. La douleur est aujourd’hui relativement supportable, même si son corps reste raide et qu’il n’a pas encore retrouvé toute sa puissance.
Son épaule droite demeure le principal sujet de préoccupation et nécessite un contrôle régulier. Les signaux sont néanmoins encourageants. Le double vainqueur sur le DP World Tour envisage un retour entre décembre et janvier, à condition que sa condition physique lui permette de redevenir compétitif. Il pourrait notamment bénéficier d’une vingtaine de départs accordés au titre d’une exemption médicale.
Je me sens extrêmement chanceux
Andrea Pavan
Pavan préfère toutefois ne pas brûler les étapes.
Auprès de Bunkered, il rappelle les nombreuses incertitudes qui entouraient son avenir après l’accident : « On ne sait même pas, au début, si on pourra un jour essayer de refaire un swing. » Le chemin parcouru depuis rend donc son évolution actuelle particulièrement positive. Mais pour lui, pouvoir rejouer ne signifie pas encore être prêt pour le haut niveau : « C’est une chose de sortir, de prendre un club, de swinguer et de jouer, cela en est une autre de retrouver son niveau de compétitivité et sa vitesse. »
Sa reprise s’est faite par paliers. Début juillet, à Rome, il ne frappait qu’entre 15 et 20 balles. Quelques semaines plus tard, il pouvait enchaîner une centaine de coups, y compris au driver. La prudence reste cependant essentielle : « Il n’y a pas vraiment d’autre solution que d’écouter son corps et d’essayer de ne pas en faire trop. » Pour retrouver le circuit, il devra surtout être capable de supporter un rythme bien plus exigeant, avec « six tours par semaine, puis plusieurs semaines de suite. »
Cette période loin des tournois lui a aussi permis de profiter davantage de sa femme et de ses enfants. Mais malgré les doutes et la longueur de sa rééducation, Pavan mesure surtout sa chance : « Je me sens extrêmement, extrêmement chanceux de pouvoir mener une vie normale. » Et s’il espère toujours retrouver la compétition, cette perspective a désormais une valeur bien différente : « Maintenant, j’ai encore l’espoir de rejouer en compétition. Et c’est formidable. »
Photo : STUART FRANKLIN / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP










