Leader après 51 trous, il lui reste à finir le 16, un par 5 sur lequel il était en deux sur le green lorsqu’il a relevé sa balle au moment de l’interruption du jeu samedi soir. Daniel Berger s’élancera probablement en tête du tournoi dans le dernier tour mais rien n’indique qu’il soulèvera le trophée et enfilera le célèbre cardigan rouge promis au vainqueur du Arnold Palmer Invitational.
Gêné par plusieurs ennuis physiques ces dernières années, l’ancien numéro 12 mondial Daniel Berger peut-il renouer avec la victoire ce dimanche à Orlando et ajouter un Signature Event à son palmarès ?
Le Floridien, quadruple vainqueur de tournois sur le PGA Tour, fils d’un célèbre tennisman de la fin des années 80, Jay Berger, mène l’épreuve depuis son formidable premier tour conclu par une carte de 63 jeudi.
Vendredi, il a même porté son avance à cinq coups grâce à une carte de 68, mais samedi ses concurrents ont profité de sa légère baisse de régime pour revenir dans son sillage.
S’il prend deux putts sur le green du 16, le par 5 le plus facile du parcours de Bay Hill, il se présentera au départ du 17 avec trois coups d’avance sur celui qui a partagé sa partie d’entraînement mardi et qui était encore à ses côtés ce samedi, le Californien Akshay Bhatia.
Mais si l’on se fie à l’histoire du tournoi, rien ne garantit qu’il va s’imposer 20 trous plus tard.
Pas de profil type
En effet, depuis 2013 et la dernière des huit victoires de Tiger Woods à Bay Hill, le leader après trois tours ne s’est imposé qu’à trois reprises. Le dernier en date ? L’incontournable Scottie Scheffler en 2024, mais le numéro 1 mondial partageait cette année-là les commandes avec Shane Lowry.
Les seuls vrais leaders uniques à avoir réussi à triompher au terme de la dernière ronde sont donc l’Anglais Tyrrell Hatton en 2020 et l’Australien Jason Day en 2016.
Etonnamment, il n’y a pas de “profil type” du joueur en mesure de s’imposer ici. Entre le surpuissant Bryson DeChambeau (2021) et le métronome Francesco Molinari (2019), le spectre du profil des vainqueurs est large.
Rory a montré la voie
Réputé pour sa difficulté (il a même été question qu’il accueille une édition de l’U.S. Open quand Arnold Palmer était encore aux commandes), le parcours du Arnold Palmer’s Bay Hill Club & Lodge ne laisse que très peu de place aux approximations.
L’Italien est d’ailleurs le joueur qui a réussi le retour de l’arrière le plus large des 20 dernières éditions en signant une carte de 64. Elle lui a permis de combler les cinq coups de retard qu’il comptait sur Matthew Fitzpatrick à l’aube du dernier tour.
He’s conquered Bay Hill before.
— apinv (@APinv) February 27, 2026
Now he’s back for more.
Our 2018 champion Rory McIlroy joins the #APInv field. 🔥 pic.twitter.com/7hzItQo3Gh
En 2018, Rory McIlroy avait aussi signé un dernier tour parfait (64) avec huit birdies sur les 13 derniers trous pour terrasser Henrik Stenson, le leader après 54 trous mais aussi Bryson DeChambeau, Justin Rose et Tiger Woods.
Scheffler en 2022, Kurt Kitayama l’année suivante et Russell Henley l’an dernier s’en sont inspirés.














