Le vainqueur du PGA Championship 2020 à Harding Park (Californie) traverse une période délicate. Sa blessure au dos contractée au 2e trou du premier tour du Players Championship au mois de mars ne s’est pas résorbée. Le Californien n’entame donc pas cette 108e édition avec le plein d’optimisme.
« J’aimerais être en pleine forme, je me sens pas mal physiquement, mais c’est inconfortable. » Collin Morikawa, invité en conférence de presse ce mardi à Newtown Square (Pennsylvanie) n’a pas masqué son inquiétude. Et pourtant, malgré ce dos récalcitrant qui l’avait contraint à l’abandon dès le jeudi au Players Championship sur le tee de départ du trou n°2, le Californien a réussi quelques bonnes sorties depuis à l’image de cette 7e place au Masters ou encore ce top 5 (4e) au RBC Heritage juste après Augusta.
« Je n’ai jamais eu à faire face à ce genre de souci, souffle-t-il. Je ne peux imaginer que quiconque ait à y faire face, car c’est une sensation très étrange de ne pas faire confiance à son corps tout en sachant que tout ira bien. Alors, je prends les choses au jour le jour, en faisant ce que j’ai à faire. »
Je dois beaucoup à Mark Urbanek, mon caddie. Au Masters, on faisait des choses qui paraissaient absurdes, comme le fait qu’il me tende ma bouteille d’eau.
Collin Morikawa
Le vainqueur de l’édition 2020 du PGA Championship, puis de The Open en 2021 au Royal St George’s ne parvient toujours pas à swinguer normalement. Et pour un golfeur professionnel, c’est assez préoccupant. En grand champion qu’il est, Collin Morikawa arrive toutefois à surmonter ce handicap grâce à une force mentale décuplée.
« J’ai d’excellents kinésithérapeutes à domicile et un autre qui m’accompagne en déplacement, explique-t-il. Rick Sessinghaus et moi travaillons ensemble depuis un certain temps, notamment sur l’aspect mental et les moyens de me sentir à l’aise sur le parcours. Il a énormément contribué à ce que je puisse jouer ici, je lui dois donc beaucoup. Mais je dois aussi beaucoup à Mark Urbanek, mon caddie. Au Masters, on faisait des choses qui paraissaient absurdes, comme le fait qu’il me tende ma bouteille d’eau. Je trouve ça ridicule, mais si ça pouvait m’éviter un mouvement inconfortable, il le faisait. Je le remercie donc chaleureusement ces derniers mois pour son soutien indéfectible malgré mes demandes parfois chaotiques. »
« Ce sera intéressant de voir si je vais être frustré ou non cette semaine, maintenant que je me sens un peu mieux physiquement, a ajouté l’actuel 4e de la FedEx Cup, victorieux de l’AT&T Pebble Beach Pro-Am le 15 février dernier. J’espère conserver cet état d’esprit que j’avais à Augusta et le maintenir jusqu’à la fin de la saison, car c’est celui des meilleurs, je crois. C’est comme ça, en tout cas pour moi, que je pense pouvoir jouer un excellent golf. »
Photo : Maddie Meyer / PGA of America













