À la veille du PGA Championship à Aronimink, une bonne nouvelle est venue apaiser les inquiétudes des joueurs européens. Brian Rolapp, directeur général du PGA Tour, s’est verbalement engagé à maintenir le soutien financier au DP World Tour jusqu’en 2032 et ce, quelle que soit l’issue du feuilleton entourant l’avenir du LIV Golf.
Preuve supplémentaire de la dimension prise par Rory McIlroy ces dernières mois, la promesse faite par Brian Rolapp la semaine dernière à Quail Hollow en présence du Nord-Irlandais.
Le Boss du PGA Tour s’est en effet engagé à continuer de soutenir le « fragile » circuit européen jusqu’en 2032 dans un contexte de plus en plus tendu.
Le timing est loin d’être anodin. Depuis que le Fonds d’investissement public (PIF) d’Arabie saoudite a annoncé le retrait de son financement du LIV Golf après y avoir injecté plus de 5 milliards de dollars, les inquiétudes sur l’effet domino potentiel pour le circuit européen se sont multipliées.
Ian Poulter a même tiré la sonnette d’alarme, affirmant que si le LIV s’effondrait, le PGA Tour pourrait également mettre fin à son soutien au DP World Tour.
Des craintes dissipées mais à quel prix ?
L’alliance stratégique entre les deux circuits, initialement signée jusqu’en 2035, pouvait prendre fin en 2027 comme nous l’avait rappelé Pascal Grizot, le président de la FFGolf qui suit ces dossiers de près.
Elle a déjà coûté des centaines de millions de dollars et le circuit américain aurait pu être tenté de mettre fin aux pertes engendrées par cet accord.
Celui-ci avait investi 85 millions de dollars pour acquérir 15 % d’European Tour Productions, la branche médias du DP World Tour, avant de porter sa participation à 40 %.
Il garantit également que la dotation minimale des événements européens ne descende pas en dessous de 2,5 à 3 millions de dollars. Cet engagement représente chaque année des dizaines de millions supplémentaires.
Un PGA Tour sous pression financière
La promesse de Rolapp intervient pourtant dans un contexte délicat pour le Tour américain lui-même.
Devenu une entité à but lucratif après avoir levé 1,5 milliard de dollars de capital-investissement, le circuit est désormais soumis à une pression de rentabilité.
En avril 2026, plus de 50 salariés ont été licenciés dans le cadre d’un plan de réduction des coûts. Soutenir financièrement le DP World Tour reste donc un investissement lourd, dont la justification économique est de plus en plus scrutée.
McIlroy voit le verre à moitié plein
Le Britannique, fer de lance de la défense du circuit européen depuis des années, a accueilli ces garanties avec soulagement.
Défenseur acharné du DP World Tour, il avait laissé entendre qu’il pourrait réduire sa présence sur le PGA Tour si le circuit européen venait à être délaissé. Et la satisfaction du double vainqueur du Masters semble être une priorité pour Rolapp, McIlroy restant, sans doute encore plus que Scottie Scheffler, l’atout le plus précieux du Tour.
Pour Rory, si le circuit saoudien disparaît, des stars comme Jon Rahm, Bryson DeChambeau, Tyrrell Hatton ou Joaquin Niemann pourraient prendre la direction du DP World Tour pour décrocher leur droit de jeu sur le PGA Tour. A l’image de ce qu’accompli en ce moment Patrick Reed.













