14e ex æquo du Swiss Challenge (-11), le 10e rendez-vous de la saison de l’HotelPlanner Tour 2026, Mathieu Decottignies-Lafon a fait le spectacle tout au long du week-end en jouant aux montagnes russes. Avec à la clé son premier albatros chez les pros.
F.P.
Une carte de 72 (+1) samedi après avoir pointé à -5 jour après quatre trous, puis un début de dernier tour assorti d’un triple suivi d’un albatros… Le Nordiste de 33 ans, amoureux du Pays basque, nous a donc offert un week-end et surtout un dimanche hors norme, qui restera dans les annales du golf européen. Car son début de quatrième tour est tellement loin des standards du golf. Jugez plutôt…
Un birdie sur le 2, un triple sur le par 3 du trou numéro 3, un albatros incroyable sur le par 5 du 4 long de 540 mètres (un deuxième coup de bois 7 de 245 mètres dans la boîte), puis un bogey sur le trou suivant (le 5). Quasiment toute la panoplie du golfeur en quatre trous !
« Decott » pour les intimes s’est confié à Golf Planète à l’issue de ce quatrième tour, qui restera à jamais graver dans sa mémoire. Et pas que la sienne…
GOLF PLANETE : Racontez-nous cet albatros sur le par 5 du trou numéro 4…
Mathieu DECOTTIGINES-LAFON : Je sors d’un triple douloureux. Et il faut se remettre la tête à l’endroit. Je mets en jeu parfaitement sur le 4 alors qu’il n’y a pas beaucoup de place pour placer son drive. Il me reste un coup de 255 mètres pour le drapeau, je joue 240. Un coup de bois 7 qui part direct sur le mât. Il y avait deux personnes à vélo le long du trou un peu plus loin. Je les ai entendu crier. C’est dingue cette histoire. Mon premier albatros en compétition.
Mes potes ont cru que l’application était en rade
Mathieu Decottignies-Lafon
G.P. : C’est un enchaînement irréel…
M.D.L : Une folie ! Un albatros juste après un triple, ça ne peut arriver qu’à moi. Franchement, il n’y a que moi pour faire un truc comme ça. J’ai reçu des messages de mes potes qui croyaient que l’application était en rade. Ça a été un début de journée incroyable.
G.P. : Avez-vous réussi à vous relever à chaque coup dur ce week-end ?
M.D.L. : J’aurais pu m’écrouler après ce triple, mais non… Finalement, je me suis prouvé que je pouvais rebondir et repartir au combat. Comme hier d’ailleurs où je joue +1 après avoir joué -5 sur les quatre premiers trous. J’aurais pu baisser les bras. Et bien non, ce matin je suis reparti à la bagarre. Je peux prendre n’importe quel coup dans la gueule, je me relève à chaque fois. C’est peut-être l’enseignement principal de ma semaine. La résilience…
La Coupe des Capitaines, c’est un super événement qui va mettre encore un peu plus en lumière le golf français.
Mathieu Decottignies-Lafon
G.P. : Quels sont vos axes de progression ?
M.D.L. : Les longs putts car ils m’ont coûté cher cette semaine. Surtout sur les greens lents comme on en rencontre beaucoup sur l’HotelPlanner Tour. Et puis mieux gérer les éléments. Quand le vent a commencé à tourner, j’ai souffert. Mais cette semaine a été riche d’enseignements. Il y a certes de la frustration, mais je suis fier de moi.
G.P. : Top 20 il y deux semaines au Danish Golf Challenge, 14e cette semaine en Suisse, votre ambition est bien sûr d’assurer vos droits de jeu sur l’HotelPlanner Tour. Quel sera le programme de ces prochaines semaines ?
M.D.L. : Je vais demander une invitation pour l’English Open dans deux semaines. Et puis il y aura les deux étapes françaises à Pléneuf et au Vaudreuil. Puis, je l’espère, le German Challenge. Enfin un peu de repos, avant les championnats de France à Chantaco.
G.P. : Avant cela, vous prendrez la direction des Landes en début de semaine où vous allez remplacer Martin Couvra dans l’équipe Est de la Coupe des Capitaines (11-13 juin). Vous avez hâte ?
M.D.L : C’est un super événement qui va mettre encore un peu plus en lumière le golf français. Ce n’est que du bonheur de retrouver ceux qui sont tous de très bons potes. Ce sera une semaine de partage. Et puis la formule est top avec les foursomes et les fourballs . J’ai hâte de jouer sur ces trois parcours de grande qualité que sont Moliets, Hossegor et Seignosse.
Photo : Valerio Pennicino / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP















