Malgré son mètre 93, le pro canadien Philippe Gariepy a adopté le putter le plus court autorisé non pas pour soigner un vieux problème de yips, mais après une partie amicale où il a testé, par curiosité, le putter de la fille d’un ami.
Quand les soucis au putting frappent, la plupart des joueurs prennent un plus long putter. Philippe Gariepy, lui, a fait exactement l’inverse. Cet enseignant de Sutton (Québec) s’est fait connaître du grand public après une vidéo virale (ci-dessous) tournée au 103e Championnat de la PGA canadienne, où on le voit accroupi, presque plié en deux, au-dessus d’un putter qui semble sorti d’un jeu pour enfants.
Mesurant 1,93 m, il joue pourtant avec un putter d’à peine 58 centimètres, le plus court autorisé en compétition. « On arrive à mieux évaluer les pentes quand on est si près du sol. Et avec un putter aussi court, il est impossible d’avoir les yips (Ndlr : tremblements incontrôlés), a-t-il déclaré à GOLF.com. Plus le manche est court, moins il y a de rotation. On a plus de contrôle. Le putter revient reste square à la montée et à la descente. »
Unique but effective 💪
Philippe Gariepy is rolling in putts with an 18-inch putter — the shortest legal length allowed in golf.
He’s -3 on the day with an ace (!) on the card. pic.twitter.com/lAOGGTF4dm— PGA of Canada (@pgaofcanada) July 29, 2025
Pas de nerfs sur les verts
Mais contrairement à ce que cela pourrait faire croire, ce choix n’est pas né d’un problème de nerfs sur les verts (greens en québécois dans le texte). Il a raconté que lors d’une partie disputée avec un ami et la jeune fille de ce dernier, il avait emprunté le putter de celle-ci par curiosité, un jour où rien ne rentrait. Il avait ensuite enchaîné plusieurs longs putts consécutifs.
Philippe Gariepy, qui n’a pas passé le cut au PGA Championship of Canada, a déclaré qu’il utilisait ce putter court de manière intermittente depuis dix ans, en apportant ici et là quelques modifications au prototype. Bien qu’il figure généralement dans son sac, il lui arrive parfois d’opter pour un putter plus classique. Selon lui, le plus grand défi réside dans le contrôle de la distance, en particulier sur des greens lents ou sautillants. Comme quoi, même les excentriques ont leurs limites…
Photo : PGA of Canada












