Menée de trois points après une matinée cauchemardesque en foursomes, l’équipe de Grande-Bretagne et Irlande semblait promise à une nouvelle défaite face aux États-Unis en Walker Cup, le presque équivalent de la Ryder Cup chez les amateurs. Mais, portée par une remontée spectaculaire dans les simples et un dernier exploit de Josh Hill au 18e trou, l’équipe de Dean Robertson a renversé les USA à Lahinch pour une victoire historique.
C’est probablement la plus belle remontée jamais réalisée dans l’épreuve. Elle a même fait dire sur Sky Sport à l’ancien capitaine de Ryder Cup Paul McGinley : « C’est le plus beau come back dans l’histoire du golf, plus fort encore que l’Europe à Medinah en Ryder Cup. »
Ce retour d’enfer permet à GB&I de reconquérir le trophée pour la première fois depuis 2015 et de mettre fin à cinq succès américains consécutifs.
Il fallait presque un miracle. Il a eu lieu dimanche à Lahinch. Menée 9,5 à 6,5 avant les simples, après avoir été balayée 4-0 le matin même en foursomes, la Grande-Bretagne et l’Irlande semblaient condamnées à abandonner la Walker Cup aux Américains. Quelques heures plus tard, le scénario avait totalement basculé : GB&I s’est imposé 13,5 à 12,5, signant le plus incroyable comeback de son histoire dans la compétition.
La bascule en quinze minutes
La remontée de GB&I ne s’est pas construite progressivement : elle a basculé en quelques quinzaines de minutes, après une matinée qui semblait avoir définitivement offert la Walker Cup aux Américains et surtout des derniers matchs de simple qui semblaient promis aux Américains.
Avec notamment Luke Poulter dans ses rangs (le fils de Ian, la légende européenne de Ryder Cup), les Britanniques ont gagné les quatre premiers simples et repris les commandes de la rencontre. Mais il reste alors six matches. Et les États-Unis, tenants du titre, n’ont toujours besoin que de 3,5 points pour remettre la main sur la Cup.
C’est là que le suspense devient irrespirable.
Le putt de la victoire signé Josh Hill
Les deux derniers matchs tournent court : ils sont gagnés facilement par les USA, qui ont glané un nul dans le 5e match. Un point manque encore au compteur. Il ne tombera jamais. Dans le 6e match, l’expérimenté américain Stewart Hagestad concède une victoire sur le par 5 du 18 à Eliot Baker, auteur d’un birdie. Plus fou encore, le jeune prodige US Miles Russell perd les deux derniers trous face à Connor Graham, qui termine par deux birdies pour arracher un nul, alors que la messe semblait dite. Un trou partagé aurait suffit à Miles Russell et aux USA…
Watts va manquer son putt de 6 mètres pour birdie et pour faire gagner les USA. Hill a réussi une sortie de bunker magique. Il lui reste 80 centimètres pour faire gagner GB&I. Il rentre le putt sans trembler. Avec un aplomb et une confiance qui rappellent un certain Martin Kaymer à Medinah…
The moment Great Britain and Ireland became the 51st Walker Cup winners 🏆 pic.twitter.com/F3G8f1uvRO
— The Walker Cup (@WalkerCup) September 6, 2026
Photo Warren Little / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP













