Au-delà de la victoire, dont il faut évidemment se réjouir, cette édition de la Solheim Cup laisse un goût un peu amer dans la bouche, en raison du capitanat d’Anna Norqdvist, de son entêtement à aligner Charley Hull et Lottie Woad ensemble, et aussi du sort réservé à Céline Boutier.
Battue 15,5 à 12,5 en Virginie il y a deux ans, l’Europe a pris sa revanche cette semaine aux Pays-Bas. Les joueuses d’Anna Nordqvist ont aussi réduit un déficit historique dans la série : les États-Unis mènent encore 11 victoires à 8, avec un match partagé, depuis la création de l’épreuve en 1990.
« Ça fait du bien, ça a été tellement de travail pendant deux ans, a commenté la capitaine à chaud. On a eu une superbe ambiance toute la semaine. Quand on a quitté le parcours hier, on avait hâte de venir disputer les simples aujourd’hui. On était prêtes. »
La Team Europe soulève la Solheim Cup 2026 ! 🇪🇺🏆
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C’est un vrai bonheur de voir Lottie Woad bien finir la semaine et rentrer le putt de la victoire.
Anna Nordqvist
« Je n’ai pas hésité un instant à envoyer Charley [Hull] en premier. Les gens ne se rendent pas forcément comptent à quel point elle est bonne, ce sont toutes de bonnes joueuses, a-t-elle ajouté. C’est un vrai bonheur de voir Lottie Woad bien finir la semaine et rentrer le putt de la victoire, c’est génial et inspirant. »
Elle a beau jeu de se réjouir que la jeune joueuse ait eu ce lot de consolation, et de ne pas voir les deux Anglaises, qui devaient être ses fers de lance, repartir bredouilles. Car elle a persisté à les aligner ensemble malgré leurs piètres résultats : un demi-point en quatre doubles ! Un peu à l’image de Keegan Bradley avc Collin Morikawa et Harris English.
« On a fini par avoir nos points, n’est-ce pas Lottie », a posté Charley Hull sur X (ci-dessous)…
« Finally got our points didn’t we Lottie! »🤣#TeamEurope pic.twitter.com/kldwgOuMMJ
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Un management qui interroge
Elle a plutôt bien géré Nastasia Nadaud – une bonne pioche de la Suédoise -, n’hésitant pas à l’aligner en foursome samedi alors que ce format ne correspond pas forcément à son jeu. Il est tout de même curieux qu’elle ait choisi de l’associer à Leona Maguire – et non Mimi Rhodes, avec laquelle elle avait remporté ses deux premiers matches – en quatre-balles le samedi après-midi. Cela s’est soldé par la seule défaite de la Savoyarde de la semaine.
Et que dire de son utilisation de Céline Boutier ? Pourquoi l’avoir alignée à nouveau avec Nanna Koerstz Madsen en quatre-balles vendredi après-midi, ainsi que Charley Hull et Lottie Woad, et avoir mis au repos les paires qui s’étaient imposées dans la matinée : Esther Henseleit/Leona Maguire et Maja Stark/Linn Grant ? Pourquoi avoir mis la pression à la Francilienne en lui octroyant le dernier simple ?
On a eu une super équipe cette semaine, une véritable unité.
Carlota Ciganda
Cela a contribué à ce que les Américaines reviennent au score samedi après-midi. Alors certes, elles n’avaient pas perdu de session de simples depuis l’édition de 2015, mais les Européennes se sont fait peur. Heureusement que le public et l’esprit de corps étaient là.
« On a eu une super équipe cette semaine, une véritable unité. Tout le monde était très soudé, et je suis heureuse d’avoir offert ce point à Anna qui est une bonne amie, a commenté Carlota Ciganda, pas forcément objective. C’est une super capitaine, elle a été ultra organisée et elle a travaillé très dur. »
L’histoire retiendra la victoire, mais pas sûr qu’un tel coaching permette aux Européennes de s’imposer sur le sol américain dans deux ans.
Photo : David Cannon/LET














