Avec la disparition de LIV Golf, la question du retour de ses anciens joueurs sur les circuits historiques alimente les discussions. Mais certains membres du PGA Tour, à l’image d’Adam Scott et d’Erik van Rooyen, refusent catégoriquement l’idée d’une réintégration automatique. De leur côté, les dirigeants du circuit américain entendent prendre leur temps avant de définir les conditions de retour des anciens pensionnaires de la ligue dissidente.
La fin de LIV Golf ne signifie pas nécessairement que ses anciens joueurs retrouveront immédiatement leur place sur le PGA Tour. Bien au contraire ce retour risque d’être semé d’embûches.
En effet certains membres du circuit américain entendent bien rappeler que les “rebelles” savaient qu’ils s’exposaient à des sanctions.
Les derniers à avoir pris position sont le Sud Africain Erik van Rooyen et l’Australien Adam Scott.
Tous deux estiment que les joueurs ayant quitté le PGA Tour pour rejoindre LIV Golf devraient repasser par les qualifications s’ils souhaitent revenir.
Pas de passe-droit !
Erik van Rooyen a la dent la plus dure.
Retournez aux qualifications ! S’ils sont aussi bons, qu’ils aillent le prouver.
Erik van Rooyen
« Retournez aux qualifications ! », a-t-il lancé, avant de rappeler les conditions dans lesquelles les joueurs avaient quitté le circuit américain.
« Au départ, on nous avait dit que si vous jouiez sur LIV Golf, vous seriez bannis du PGA Tour. Et puis le discours n’a cessé de changer. Ils ont fait un doigt d’honneur au Tour. S’ils sont aussi bons, qu’ils aillent le prouver. »
Van Rooyen assure toutefois ne nourrir aucune animosité personnelle envers les anciens joueurs de LIV Golf.
« Je n’ai rien contre ces joueurs, mais si je rentrais chez moi pour jouer sur le Sunshine Tour pendant trois ou quatre ans, on ne m’accueillerait pas à nouveau avec mon ancienne catégorie sur le PGA Tour. »
Adam Scott la voix de la sagesse
Le discours est moins virulent, mais le fond est identique chez Adam Scott.
L’ancien numéro un mondial considère que les joueurs qui ont volontairement quitté le PGA Tour doivent désormais regagner leur place par leurs résultats.
« Je pense que la solution la plus juste serait qu’ils fassent à nouveau leurs preuves dans le système du circuit qu’ils souhaitent rejoindre. Ils sont partis et ont renoncé à ces privilèges. Je pense donc qu’ils devraient se qualifier à nouveau. »
Une position qui illustre les tensions que pourrait provoquer la réintégration de joueurs ayant bénéficié de contrats particulièrement lucratifs sur LIV Golf.
Le PGA Tour temporise
Du côté des dirigeants du PGA Tour, aucune décision précipitée ne semble à l’ordre du jour.
Selon une source directement informée de la réflexion menée par les responsables du circuit, les conditions de retour des anciens joueurs de LIV Golf ne devraient pas être arrêtées avant janvier 2027 au plus tôt, lorsque la procédure de faillite devrait arriver à son terme.
La priorité serait de préserver les intérêts du PGA Tour à long terme, plutôt que de rechercher un bénéfice commercial immédiat en accueillant rapidement certaines des anciennes vedettes de LIV Golf.
Autrement dit, le retour de joueurs comme Bryson DeChambeau, Jon Rahm, Dustin Johnson ou Cameron Smith pourrait représenter une opportunité médiatique et commerciale, mais celle-ci ne devrait pas dicter à elle seule la politique de réintégration.
Entre les exemptions théoriques encore détenues par certains champions, les éventuelles sanctions et les exigences de joueurs comme Scott et van Rooyen, le PGA Tour devra trouver un équilibre entre l’attractivité de son circuit et le respect des règles imposées à ses membres.
Une chose est sûre : la disparition de LIV Golf ne met pas automatiquement fin aux divisions qu’il a provoquées dans le golf professionnel.













