Malgré une carte de 72 (+1), Julien Guerrier, présent en dernière partie de ce Moving Day très venteux à Amsterdam, occupe la 7e place à -7 (206). A trois longueurs du Suédois Sebastian Söderberg et de l’Espagnol Eugenio Chacarra, le Rochelais demeure donc dans la course à la victoire. Comme une bonne vingtaine de prétendants !
L.V.
La journée marathon de Julien Guerrier a pris fin ce samedi à 17h39 très exactement sur une tentative pour birdie manquée sur le green du 18. Quelques heures plus tôt, il avait bouclé son 2e tour (achevé à partir de 7h15) avec un eagle au même endroit. Entretemps, la météo n’a guère plaidé en sa faveur. Ni pour les 74 autres golfeurs ayant franchi définitivement le cut en début de matinée, au moment où se bouclait enfin ce 2e acte stoppé peu avant 21h00 la veille en raison du manque de luminosité.
Retrouvez le classement complet et les tee times du 4e tour
Présent depuis 6h00 sur le site de l’International d’Amsterdam, hôte de cette 106e édition du KLM Open, Julien Guerrier s’est élancé à 12h15 dans ce Moving Day secoué de nouveau par un vent très soutenu mais largement supportable, contrairement à jeudi après-midi où les organisateurs du tournoi avaient dû reporter au lendemain la fin du premier tour, faute d’un vent trop violent cette fois.
En compagnie du leader, le Suédois Sebastian Söderberg, et du Néo-Zélandais Daniel Hillier, le Français a rapidement pris la mesure du tracé en plantant une première banderille sur le par 5 du 3 grâce à un joli putt d’un peu plus de trois mètres. Une embellie hélas de courte durée puisque deux bogeys au 5 puis au 6 ont freiné son élan.
Eugenio Chacarra has a share of the lead 👀
— DP World Tour (@DPWorldTour) June 6, 2026
8️⃣ birdies on moving day see the Spaniard climb 11 places up the leaderboard and into a tie at the top.#KLMOpen pic.twitter.com/ovF2zuNrCf
Toujours très à l’aise sur ses mises en jeu, le protégé de Raphaël Jacquelin a toutefois su profiter de cet avantage pour claquer un second birdie sur l’autre par 5 de l’aller, le 8, afin de revenir dans le par et recoller à -8. Courant par la suite le plus souvent après les pars plutôt que les birdies, l’actuel 16e de la Race to Dubaï est une dernière fois parti à la faute sur le par 3 du 17 à la suite d’un chip trop long sur son 2e coup. En position de birdie sur le 18, son putt est, hélas, passé à gauche du trou. Dommage. Mais pas rédhibitoire après une partie de 5h25 (!) trop souvent ralentie par plusieurs bouchons provoqués à la fois par un tracé très difficile et des conditions de jeu précaires.
A -7 (206), Julien Guerrier n’accuse néanmoins que trois coups de retard sur le duo de tête composé par ce même Sebastian Söderberg et l’Espagnol Eugenio Chacarra (voir ci-dessus), hyper à l’aise avec son 65 (-6) du jour fort de huit birdies (pour deux bogeys). Ces deux-là seront en dernière partie ce dimanche à partir de 12h30 en compagnie de l’Anglais Marcus Armitage, seul troisième à -9.
Danny Willett et Francesco Molinari en embuscade
Le Finlandais Oliver Lindell, le Japonais Yuto Katsuragawa, impressionnant au putting, et l’Autrichien Maximilian Steinlechner suivent à -8, juste devant donc Julien Guerrier, l’Espagnol Angel Ayora et l’Américain Jordan Gumberg. Ce trio sera d’ailleurs associé dans le même groupe à 12h06.
Au regard de ce leaderboard qui est loin d’avoir livré son verdict, on constate que tous les joueurs encore à cinq coups de la tête peuvent prétendre à succéder à l’Ecossais Conor Syme, lauréat de l’édition 2025 ici sur ce par 71 de l’International. Parmi eux, les vétérans Danny Willett et Francesco Molinari, tous deux vainqueurs de Majeur. L’Anglais et l’Italien sont 13es à -5. Cinq coups, sur un tel parcours et sous une météo qui devrait encore faire la part belle au vent, tout reste en effet possible.
On est juste un peu triste qu’aucun autre français puisse s’immiscer dans cette lutte. Antoine Rozner et David Ravetto, les deux Racingmen, accusent un retard trop important. Ils pointent en 24e position, à -3…
Le leaderboard
Le leaderboard des autres français
Photo : DAVID CANNON / David Cannon Collection / Getty Images via AFP


















