Vainqueur du DP World Tour Championship l’an passé à Dubaï, Matthew Fitzpatrick n’est, pour le moment, guère enthousiaste à l’idée de défendre son titre à la mi-novembre en raison des tensions toujours très fortes dans la région entre les États-Unis et l’Iran.
Les play-offs du DP World Tour se tiendront-ils comme prévu à Abu Dhabi puis à Dubaï, du 5 au 15 novembre prochains ? Au siège de l’instance européenne, à Wentworth, la réponse est oui. Le circuit prévoit toujours de conclure sa saison aux Émirats arabes unis, malgré des tensions persistantes entre les États-Unis et l’Iran, avec en toile de fond la question du contrôle du détroit d’Ormuz, vital pour l’économie mondiale.
L’inquiétude de revivre les alertes nocturnes suivies de bombardements, déclenchées lors du conflit du 28 février dernier, demeure dans tous les esprits. Notamment chez certains joueurs professionnels qui s’étaient retrouvés bloqués plusieurs jours à Dubaï.
En l’état actuel des choses, je ne serais pas particulièrement enthousiaste à l’idée d’y aller.
Matthew Fitzpatrick
Une situation qui n’enchante guère Matthew Fitzpatrick, lequel a d’ailleurs exprimé son inquiétude en conférence de presse ce mercredi, en amont du BMW PGA Championship, troisième Rolex Series de la saison sur le DP World Tour. Le tenant du titre du DP World Tour Championship, disputé comme chaque année au Jumeirah Golf Estates, ne se montre clairement pas favorable au maintien des deux tournois réunissant les meilleurs joueurs du circuit européen.
« Pour être tout à fait honnête, en l’état actuel des choses, je dirais que je ne suis pas très à l’aise, a confié le golfeur anglais. Je sais que le Tour réfléchit à cette question depuis longtemps. C’est évidemment frustrant qu’aucune décision n’ait été prise, car cela nous empêche de planifier la suite. Mais je comprends qu’il y ait de nombreux éléments à prendre en compte et qu’il soit difficile de prendre ce genre de décisions. En l’état actuel des choses, je ne serais pas particulièrement enthousiaste à l’idée d’y aller. »
« J’ai parlé à quelques joueurs et certains m’ont dit qu’ils étaient mal à l’aise, poursuit l’actuel numéro 4 mondial. D’autres ont affirmé que cela ne les dérangeait pas. On verra bien. J’ai le sentiment que la situation est restée très floue pendant tout ce temps et qu’il n’y a pas vraiment eu de communication ouverte, à mon avis. Ce n’est pas une critique. Je pense simplement qu’il s’agit d’un sujet délicat sur lequel il est difficile pour eux (le Tour européen) de prendre une décision. »
Photo : ANDREW REDINGTON / GETTY IMAGES EUROPE / GETTY IMAGES VIA AFP














