Sixième de la Road to Mallorca, Maxence Giboudot arrive au Blot Play9 du Golf Bluegreen Pléneuf-Val-André avec le statut de numéro un français à mi-saison de l’HotelPlanner Tour. Septième l’an passé en Bretagne, le Jurassien de 22 ans espère bien signer sa première victoire de la saison cette semaine… si sa clavicule gauche veut bien le laisser tranquille.
Propos recueillis par David CHARPENET, à Pléneuf-Val-André
GOLF PLANETE : Comment allez-vous physiquement au moment d’aborder le Blot Play9 ?
Maxence GIBOUDOT : Pas si bien que ça malheureusement. Je me suis fait mal après le Danemark il y a un mois. En luttant pour le titre (ndlr : Il a fini 2e), je pense que j’ai laissé beaucoup d’énergie et je me suis pas mal crispé. J’ai eu des douleurs un peu partout juste après le tournoi. Et la clavicule gauche me fait encore souffrir. Je m’étais déjà fait mal il y a un an en Afrique du Sud au même endroit. C’était passé rapidement. Là c’est un peu plus long… Sinon mentalement tout va bien.
G.P. : Vous avez signé des cartes particulièrement basses cette saison. Êtes-vous un joueur que l’on pourrait qualifier « d’agressif » ?
M.G. : J’ai fait une fois -8 au Danemark et une fois -9 en Afrique du Sud. Ce sont des scores qui font basculer la semaine du bon côté. Mais le fond de jeu est bien et ça me permet d’être toujours pas trop mal placé. Et c’est vrai que quand je score bas comme ça sur un tour, ça me permet de jouer la gagne. C’est la différence avec une semaine de top 20.
G.P. : C’est surtout la régularité qui vous permet d’être sixième à la Road to Mallorca…
M.G. : J’ai fait 25 tours de suite sans jouer au-dessus du par… jusqu’à la semaine dernière. Le +1 de la semaine dernière a cassé la série, mais c’est une statistique qui me fait plaisir. C’est la preuve que le fond de jeu est bon. Ça permet de passer les cuts et de faire des top 20. Et quand on claque une belle carte, on peut jouer la gagne.
G.P. : Vous faîtes partie d’un groupe très compétitif à Cannes Mougins. Ça doit être très motivant ?
M.G. : On a la chance de faire partie d’un super groupe avec Martin Couvra, Paul Margolis, Romain Langasque et Clément Sordet notamment. C’est vraiment une chance. Je joue forcément plus avec Clément qui partage le même circuit que moi. Mais à chaque fois qu’on se retrouve à Cannes-Mougins, on est supers contents et c’est très motivant. Il y a une belle émulation.
G.P. : Vous devez apprécier le Golf Bluegreen Pléneuf–Val-André où vous avez terminé septième l’an passé ?
M.G. : C’est vrai que j’ai fait 7e l’année dernière. Je n’avais d’ailleurs pas eu de journée dingue, mais ici ce n’est pas la peine. Quatre jours sous le par ça suffit à être bien placé. Ça reste un parcours difficile et un peu aléatoire avec les conditions particulièrement sèches comme celles de cette année et de l’année dernière. C’est tellement sec que les rebonds peuvent vraiment changer une trajectoire habituelle de balle.
Mais bon… quand on joue bien et qu’on joue mieux que les autres, on reste devant au classement. C’est la 3e année que je joue le tournoi. J’ai aussi joué quand j’étais petit, lors d’un stage à Dinard. Mais Je suis originaire du Jura et je m’entraîne à Cannes. Donc je ne viens pas souvent par ici… On ne passe pas à Pléneuf-Val-André par hasard en général. Mais c’est vraiment toujours un plaisir !
G.P. : Quelles vont être vos prochaines échéances ?
M.G. : Je vais bien entendu jouer le Vaudreuil Golf Challenge. Mais je ne vais pas aller en Allemagne, même s’il n’y a pas de tournoi la semaine suivante. J’ai besoin de breaker. Et quand on a une seule semaine de pause, on s’entraîne dès le mercredi au plus tard. Donc en fait on ne coupe que deux jours. Avec quinze jours de pause, je m’offre au moins dix jours de repos.
G.P. : Depuis quand êtes-vous caddeyé par Yann Vandaele, un cadet d’expérience des circuits européens ?
M.G. : Avec Yann on a commencé ensemble depuis qu’on est rentrés en Europe. C’est le cinquième tournoi à peu près qu’on fait ensemble. Avec un cadet d’expérience comme ça, on peut tempérer un peu son agressivité sur le parcours et jouer plus stratégiquement.
(Photo : Jasper Wax / Getty / AFP)
G.P. : Vous êtes sixième à la Road to Mallorca. Quel regard portez-vous sur cette première moitié de saison ?
M.G. : J’ai fait plein de belles choses depuis le début de saison. Mais il me reste encore beaucoup de travail à faire pour espérer quelque chose (ndlr : Maxence Giboudot est sixième de la Road to Mallorca et le top 15 rejoint le DP World Tour la saison prochaine). Quelque part c’est presque une bonne chose de ne pas avoir gagné. Comme ça, ça me donne envie de continuer à me battre pour gagner.
En fait, j’ai l’impression d’avoir fait des supers trucs, mais finalement on est simplement à la moitié de la saison et il faut faire à peu près la même chose en deuxième partie de saison sinon ça n’aura servi à rien. Un côté de moi est super satisfait… et l’autre me rappelle qu’il y a encore beaucoup à faire cette année ! Mais je sens qua ça évolue. La première année je me suis sauvé sur le dernier tournoi. L’année dernière j’ai passé pas mal de cuts et je me suis bien battu sans rien faire d’exceptionnel. Et cette année, je sens que les choses sont vraiment bien en place. Je sens que ça évolue et c’est très encourageant.
Photos : Golf Planète, sauf mention
















