Très critique depuis deux ans envers l’inaction du PGA Tour sur le jeu lent, Matthew Fitzpatrick a remporté le Valspar Championship après avoir signalé aux arbitres le rythme d’Adrien Dumont de Chassart, qui a été averti.
Matthew Fitzpatrick a décroché un nouveau titre sur le PGA Tour au Valspar Championship, mais sa dernière journée n’a pas été de tout repos. L’Anglais a dû composer avec le rythme très lent de son partenaire de jeu, Adrien Dumont de Chassart, pendant la partie.
Sa frustration a atteint son paroxysme au 11. Bien qu’il fût plus proche du green, Matt Fitzpatrick a joué son approche en premier, s’est avancé jusqu’au green et a dû attendre près de trois minutes que le Belge joue son coup. Trois minutes passées à attendre, alors qu’il était en tête…
La victoire au bout, malgré tout
Depuis la cabine de la chaîne de télévision NBC, l’ancien caddie John Wood résumait la situation avec cette formule : « Il est un peu perturbé par le rythme de jeu de son partenaire. On peut dire que c’est glacial, pour rester poli. »
Matt Fitzpatrick a fini par perdre patience et a décidé d’en parler à un arbitre. Sa plainte a conduit les arbitres à chronométrer Adrien Dumont de Chassart et à lui adresser un avertissement pour jeu lent. Alors même qu’il vivait une après-midi compliquée, loin de son meilleur niveau : après avoir envoyé son premier drive hors-limite, il a concédé deux triples bogeys sur des par 5 et a terminé avec une carte de 74 (+3).
Ça a traîné aujourd’hui. J’avais l’impression qu’on s’arrêtait sans arrêt.
Matthew Fitzpatrick
Au final, l’Anglais a trouvé les ressources pour rester dans sa bulle, aligner les coups clés au bon moment et convertir sa frustration en carburant pour l’emporter.
« C’était vraiment frustrant, a déclaré le vainqueur, comme s’il avait besoin de se justifier. Ça a traîné aujourd’hui. J’avais l’impression qu’on s’arrêtait sans arrêt. Tout simplement pas prêt. Quand on n’est pas prêt à jouer un coup de golf, ça devient frustrant au bout d’un moment. Surtout quand on joue bien soi-même, qu’on est en lice pour la victoire ou peu importe. Ça vous fait vraiment perdre votre rythme, vous voyez. »
Mettre 3 minutes pour jouer un coup d’approche normal, ce n’est pas seulement lent. C’est de la triche.
Rick Shiels
Ce nouvel épisode s’inscrit dans un combat que « Fitz », l’un des joueurs les plus rapides, mène depuis deux ans contre l’inaction du PGA Tour sur le sujet du jeu lent.
« Mettre 3 minutes pour jouer un coup d’approche normal, ce n’est pas seulement lent. C’est de la triche. Ça devrait entraîner une pénalité immédiate. On n’est PAS censé pouvoir tenir compte de toutes les variables. On n’est PAS censé pouvoir faire une infinité de calculs ou attendre que le vent soit idéal. On n’est PAS censé pouvoir attendre d’être à 100 % à l’aise avec son coup, a commenté le pro et créateur de contenu Rick Shiels sur les réseaux sociaux. Ce que Fitz a fait est génial, mais cela devrait être la norme. Ils n’ont pas besoin de faire la course, mais à un moment donné, ils doivent être capables de taper un coup de golf dans un délai raisonnable. Cela devrait être une exigence de base pour être golfeur à n’importe quel niveau, et encore plus pour un pro.
Photo : Sam Navarro / Getty Images via AFP













