À 41 ans, Martin Kaymer a signé un superbe 67 à Aronimink malgré des soucis de santé persistants, retrouvant le haut du tableau sur un parcours qui lui convient et rappelant son pedigree de double vainqueur en Majeurs.
Martin Kaymer a fait un retour en arrière spectaculaire jeudi sur le parcours de l’Aronimink Golf Club, en signant un 67 (-3) au PGA Championship qui l’a rappelé à notre bon souvenir. Le secret de sa réussite du jour ? Peut-être d’avoir été piqué au vif par la question d’un officiel du tournoi.
« En début de semaine, il y a quelqu’un de la PGA of America qui m’a demandé si je jouais encore. J’ai dit : “Oui, c’est pour ça que je suis là. Je ne vais pas prendre l’avion depuis l’Europe jusqu’ici juste pour manger un steak new-yorkais avec vous.” Et ça, ça m’a vraiment motivé. »
À 41 ans, l’Allemand a rappelé qu’il savait encore rivaliser avec l’élite, lui qui n’avait plus terminé un tour de tournoi majeur dans le top 10 depuis le PGA Championship 2020, où il avait pourtant occupé la 3e place après le premier tour avant de manquer le cut.
Tout va dans le bon sens.
Martin Kaymer
Martin Kaymer a déclaré qu’il avait connu des problèmes de santé depuis 2021, et qu’il était frustré de ne pas pouvoir s’entraîner et jouer à la hauteur de ses capacités. Mais aussi que malgré ses derniers résultats sur le LIV (31e, 25e et 39e) les choses allaient enfin mieux.
« Tout va dans le bon sens, a-t-il déclaré. Je peux m’entraîner. C’est un vrai plaisir. Je suis passionné par ce sport. Jouer sur ces parcours difficiles et réussir à exécuter correctement mes coups, c’est vraiment génial. »
Comme le Kaymer d’antan
Son dernier birdie de la journée, au par 5 de 557 mètres du 9, a illustré ce retour en forme : après un drive en pleine piste, il a envoyé un nouveau coup de driver de 272 mètres depuis le fairway à 5 mètres du trou.
« Je m’entraîne beaucoup au driver depuis le fairway et il n’y a aucune raison, si tu peux le faire à l’entraînement, de ne pas pouvoir le faire en tournoi. »
L’ancien numéro un mondial a raté l’eagle de très peu, concluant par un birdie pour partager la première place du tournoi et rappeler son pedigrée de vainqueur de l’édition 2010 de ce tournoi et de l’U.S. Open 2014.
Avoir cette opportunité chaque année pendant encore quelques années, c’est formidable.
Son exemption à l’U.S. Open ayant expiré en 2024, il considère son accès au PGA Championship comme sa dernière chance de se mesurer aux meilleurs joueurs de la planète.
« C’est dans les tournois majeurs qu’on affronte les meilleurs joueurs du monde, a-t-il ajouté. C’est le summum. Et remporter l’USPGA en 2010 et l’US Open, c’est le sentiment ultime. Aucun tournoi, quel que soit le circuit sur lequel on joue, ne peut rivaliser avec ça. Alors, avoir cette opportunité chaque année pendant encore quelques années, c’est formidable… »
Photo : Maddie Meyer / PGA of America













