Surprises, surprises… D’entrée de jeu dans ce PGA Championship 2026, quelques cadors se sont pris les pieds dans le tapis sur le parcours du Aronimink Golf Club. En Pennsylvanie, Rory McIlroy a très mal débuté cette deuxième levée du Grand Chelem 2026. Bryson DeChambeau, lui, est complètement passé au travers. Les leaders provisoires sont des hommes inattendus avec un casting international : l’Australien Min Woo Lee, l’Allemand Stephan Jaeger, le Sud-Africain Aldrich Potgieter et le Japonais Ryo Hisatsune sont aux avant-postes.
Qui se souvient que Rory McIlroy avait eu des gros problèmes de précision au driving lors du dernier Masters ?
Le n°2 mondial a triomphé à Augusta, à la pointe de son putter et surtout avec un chipping de feu. Mais lors des premiers tours, il avait manqué tant et tant de fairway. Son petit jeu avait fait merveille en Géorgie, mais cette semaine en Pennsylvanie, le parcours est bien différent. Avec un rough dense, un tracé long, la précision sur le tee de départ va s’avérer essentielle. Et McIlroy n’a pas réglé la mire lors de son premier tour…
Très, très imprécis driver en main, il a payé cher ses errements. Surtout sur la fin de parcours où il a commis cinq bogeys en six trous dans le final qui le rejette à +4. Un score qui n’est pas rédhibitoire, car personne, ce jeudi matin, n’a vraiment réussi à mater ce redoutable parcours de l’Aronimink Golf Club. Comme il l’avait fait le samedi soir à Augusta, Rory McIlroy va sûrement devoir passer l’après-midi au practice pour effectuer de nouveaux réglages.
McIlroy arrose au driving, DeChambeau perdu sur les greens
Ce sera aussi sûrement le cas pour l’un des autres favoris de ce PGA Championship. Bryson DeChambeau est passé au travers de ce premier acte. Sans un bon putt de 3 mètres pour sauver le bogey sur son avant-dernier trou et sans un birdie sur son dernier trou (son seul du jour), l’addition aurait été plus salée encore. Mais son 76 (+6) est lourd. En ce qui le concerne, c’est le petit jeu et le putting qui lui ont surtout fait défaut. Car autour des greens, l’exigence est grande sur ce tracé préparé presque en mode U.S. Open.
Tous les ténors n’ont pas mal débuté. Le vainqueur de ce tournoi en 2024, Xander Schauffele, a signé un solide 68 (-2). Dans son style. Triple vainqueur de l’épreuve, Brooks Koepka a lui aussi joué sous le par (-1), tout comme l’homme qui chasse le Grand Chelem cette semaine, Jordan Spieth. Le Texan a même tutoyé la tête un moment avant de coincer un peu dans le final. Son grand jeu a été solide, son putting plus friable (avec deux trois-putts). En 2026, on voit décidément une autre version de Jordan Spieth…
Jon Rahm, lui aussi, a battu le parcours (-1) à la faveur notamment d’un coup de fer magique synonyme d’eagle.
A hole-out eagle from Jon Rahm! #PGAChamp pic.twitter.com/AWgOlG7CdZ
— PGA Championship (@PGAChampionship) May 14, 2026
Des premiers leaders seulement à -3
Les leaders provisoires sont au nombre de quatre et aucun n’est américain : l’Australien Min Woo Lee, l’Allemand Stephan Jaeger, le Sud-Africain Aldrich Potgieter (leader des stats au putting) et le Japonais Ryo Hisatsune mènent le bal avec un score de – 3. Ils auraient pu être accompagnés d’un autre Sud-Af’, Garrick Higgo, si celui-ci n’avait pas écopé d’une pénalité de deux coups pour une incroyable étourderie…
Il faut remonter à 2008 pour trouver trace d’un leader à seulement -3 dans le PGA Championship à l’issue du premier tour. Peut-être que les joueurs de l’après-midi auront l’occasion de faire mieux, mais une chose est sûre, ce parcours près de Philadelphie montre ses griffes. Ce n’est pas Adrien Saddier, auteur d’un délicat 75, qui dira le contraire. Ni Rory McIlroy. Ni Bryson DeChambeau.
Le leaderboard
Photo Maddie Meyer/PGA of America
















