L’U.S. Open 2026 a mis en lumière les limites de la règle 1.2b : Joaquin Niemann a écopé de deux coups de pénalité pour avoir lancé un club, quand d’autres juraient et Jon Rahm shootait dans son driver sans conséquences, déclenchant une polémique.
La règle 1.2b : Code de conduite est entrée dans les mœurs des Majeurs en 2026. Principe louable : sanctionner les comportements indignes du golf. Mais après deux jours à Shinnecock Hills, une question s’impose. Qui décide ce qui est indigne ?
Joaquin Niemann en a fait les frais le premier. La star du LIV Golf a écopé de deux coups de pénalité pour avoir lancé un club lors du premier tour de l’U.S. Open, l’USGA estimant que l’acte « a été déterminé comme étant une faute grave au titre de la règle 1.2b. »
Une règle à géométrie variable ?
Peter Cowen, son célèbre entraîneur, a immédiatement contesté la décision. « C’est arbitraire, parce qu’ils l’ont désigné seul parmi un grand nombre de joueurs qui ont lancé leur club hier, a-t-il déclaré. Tout dépend de savoir si on l’apprécie ou non : deux coups si on ne l’aime pas, aucun parce que c’est un type bien ou qu’il n’a pas lancé aussi loin, ou je ne sais quoi. On ne peut pas faire ça. C’est soit deux coups pour tout lancer de club, soit pour personne. »
La preuve par Rahm. Plus tard le vendredi, une vidéo (ci-dessous) a émergé montrant Jon Rahm en train de shooter dans son driver à plusieurs reprises lors du deuxième tour. Le Basque a manqué le cut sans qu’aucune pénalité ne lui soit infligée.
Cela crée une zone grise qui pourrait poser problème ce week-end, exposant l’USGA – et tous les organisateurs de Majeurs – à un surcroît de vigilance sur la façon dont ils appliquent les critères aux futurs comportements des joueurs.
🚨⛳️⚽️ #WATCH — LIV Golf star, Jon Rahm was in full World Cup mode, booting his driver during round 2 of the U.S. Open. Rahm went on to miss the cut. @TrackingRahm
— NUCLR GOLF (@NUCLRGOLF) June 20, 2026
Should this have been a 2-stroke penalty? pic.twitter.com/0nza1UbjHm
Ce sont les héritiers de Tiger, d’une certaine façon.
Brandel Chamblee
D’autres joueurs ont été vus (et entendus) à l’antenne en train de proférer des jurons. Sur le plateau de Golf Channel, Brandel Chamblee est entré dans le débat avec fracas, montrant du doigt une génération entière – et son modèle tutélaire. « Tiger Woods est le plus grand joueur de tous les temps. On l’aime tous. Tout le monde s’est enrichi grâce à lui. Mais il était l’un des golfeurs les plus grossiers à avoir jamais joué ce jeu, a-t-il commenté. Tous ceux qui jouent aujourd’hui ont grandi en le regardant. Ce sont les héritiers de Tiger, d’une certaine façon. Et les gros mots pleuvent sur le PGA Tour. On jette des clubs tout le temps. On détruit les marques de départ. Et vous avez raison. Les joueurs ont tout le pouvoir du monde. Personne ne les freine. »
La règle 1.2b est une bonne idée. Mais sans critères d’application uniformes et transparents, elle risque de créer plus de polémiques qu’elle n’en résout.
Photo : Warren Little / Getty Images via AFP












