Alors que les vieilles polémiques sur les tensions au sein des équipes américaines ressurgissent à l’approche de la Presidents Cup, Scottie Scheffler a tenu à remettre les pendules à l’heure. Le numéro 1 mondial assure que les États-Unis sont soudés et balaie d’un revers de main les récits faisant état de divisions dans le vestiaire.
À l’approche de la Presidents Cup, Scottie Scheffler a tenu à mettre les choses au clair. Le numéro 1 mondial rejette l’idée selon laquelle les équipes américaines seraient régulièrement minées par des tensions internes et assure que la cohésion règne bel et bien dans le vestiaire des États-Unis.
L’image d’une équipe américaine parfois divisée lui agace visiblement. Interrogé à Medinah Country Club sur la préparation de la Presidents Cup, Scheffler a estimé que les compétitions par équipes occupaient une place importante dans l’esprit des joueurs américains tout au long de l’année.
« Tout au long de l’année, les compétitions par équipes sont toujours dans un coin de notre tête, a-t-il expliqué. Les capitaines travaillent en permanence sur les associations de joueurs, réfléchissent aux différentes combinaisons et échangent avec les membres de l’équipe. »
« Ces rumeurs sont tout simplement fausses »
Scheffler a surtout voulu répondre à un récit qui accompagne régulièrement les équipes américaines : celui d’un vestiaire moins uni qu’il n’y paraît.
Le numéro 1 mondial a notamment fait référence au fameux « capgate » de la Ryder Cup 2023. À Rome, Patrick Cantlay avait joué sans casquette, ce qui avait alimenté les spéculations sur un geste de protestation lié à l’absence de rémunération des joueurs. L’épisode avait rapidement été interprété comme le symptôme de tensions plus profondes au sein de l’équipe américaine.
Pour Scheffler, cette lecture ne correspond pas à la réalité.
« C’est quelque chose qui a probablement été frustrant pour nous, les joueurs américains : certains récits qui ont circulé au fil de ma carrière dans les compétitions par équipes, comme cette histoire de Patrick Cantlay qui ne portait pas sa casquette, ou ces rumeurs stupides qui sont tout simplement fausses », a-t-il déclaré.
Et d’insister : « Comme cette histoire selon laquelle nous nous réunissions dans une autre salle d’équipe et que les Américains ne seraient pas soudés. Pour nous, c’est parfois très frustrant, parce que c’est tout simplement faux. »
Scheffler ne pense pas qu’à son propre bilan
Le joueur de 30 ans refuse également de réduire la réussite d’une semaine de Presidents Cup à son seul bilan individuel. Même s’il peut théoriquement rapporter cinq points à son équipe, Scheffler estime que chacun doit contribuer à sa manière.
« Une semaine réussie pour moi cette semaine ne sera pas nécessairement une semaine à 5-0 », souligne-t-il.
Une réflexion qu’il dit avoir récemment partagée avec Gary Woodland, l’un des vice-capitaines américains.
« Tout ce qu’un joueur peut faire, c’est marquer cinq points, mais il nous en faut quinze pour gagner », lui a expliqué Woodland.
La conclusion de Scheffler est révélatrice de son état d’esprit, en tout cas celui qu’il souhaite afficher : dans une compétition par équipes, le rôle d’un joueur ne se limite pas à son propre score.
« Nous devons trouver le moyen d’aller chercher les dix autres points. Cela peut passer par toute une série de choses au sein du vestiaire. Être un bon coéquipier et un bon ami pour les gars qui sont dans cette équipe est également très important. »
Après les polémiques de Rome et les interrogations régulièrement formulées autour de la cohésion américaine, Scheffler veut donc envoyer un message simple : les États-Unis forment une vraie équipe, et leur solidarité ne se mesure pas uniquement aux points inscrits sur le tableau des scores.
Photo by Scott Taetsch/PGA of America













