Deuxième de l’ordre du mérite européen après ses deux titres cette saison, Agathe Laisné revient sur ce début d’année remarquable et ses attentes à la Coupe Lalla Meryem disputée sur le parcours bleu du Royal Golf Dar Es Salam de Rabat (Maroc).
Propos recueillis par David CHARPENET à Rabat,
Golf Planète : Vous avez gagné votre tournoi de reprise en Australie, était-ce une surprise pour vous de gagner aussi rapidement ?
Agathe Laisné : Forcément un peu parce qu’on ne sait jamais comme ça va se passer. Mais c’est la continuité d’un gros travail. Il faut toujours un peu de réussite pour gagner. Cette fois les putts sont rentrés. Et j’ai gagné.
G.P. : Vous êtes revenue sur le LET cette année après quatre ans aux États-Unis. Est-ce que vous vous êtes posé des questions sur votre retour ou est-ce que vous avez remis des choses en cause ?
A.L. : Ma saison sur l’Epson Tour n’était pas trop mal en 2025 (ndlr : la deuxième division américaine). Je finis autour de la 20e place. Je ne me suis pas posé de questions spécialement. Bien sûr, on cherche toujours à faire mieux. Mais mon jeu était assez solide toute l’année. J’avais notamment bien débuté (ndlr : la Parisienne a débuté par un podium, suivi de trois autres top 20 en sept départs). Et après, c’était un peu moins bon.
G.P. : Est-ce que la première place finale de l’ordre du mérite est devenue un objectif de votre saison ?
A.L. : Je préfère jouer les tournois les uns après les autres, sans me fixer réellement d’objectifs de réussite. Pour l’instant, je suis deuxième de l’ordre du mérite derrière Casandra Alexander. Mais il y a peut-être une autre fille qui va gagner plusieurs tournois d’ici la fin de saison et revenir sur nous. Ça ne va certainement pas se limiter à un duel.
G.P. : Vous avez gagné votre premier tournoi de la saison, puis une nouvelle fois après une pause de deux semaines… La semaine dernière vous n’avez pas joué. C’est bon signe pour cette Coupe Lalla Meryem !
A.L. : Oui c’est vrai. C’est drôle. Mais le golf est imprévisible. Il faut de la réussite pour gagner. Plus que juste faire des breaks !
un des parcours préférés des joueuses pendant la saison
Agathe Laisné
G.P. : Vous avez joué les neuf derniers trous lundi et les neuf premiers mardi en reconnaissance du parcours. Quel est votre sentiment sur ce parcours de Rabat ?
A.L. : J’aime beaucoup le parcours bleu du Royal Golf Dar Es Salam. Il est très challenging. Il est très beau. Très bien entretenu. Et il faut savoir jouer tous les coups. Les greens sont roulants et pentus. C’est un des parcours préférés des joueuses pendant la saison. Je le connais déjà puisque c’est la troisième fois de suite que je joue ce tournoi. Mais c’est vrai que d’habitude il se joue en février et pas en mai. Ça ne change pas fondamentalement les choses non plus.
G.P. : Vous êtes troisième du classement européen de la Solheim Cup, dont les deux premières sont automatiquement qualifiées. C’est un objectif de votre saison ?
A.L. : Je ne regarde pas ce genre de classement. C’est encore loin.
G.P. : Avez-vous travaillé quelque chose de spécial avec votre coach pendant l’intersaison ou récemment ?
A.L. : Avec Vincent Loustaud, on travaille un peu tout. Il faut maîtriser tous les compartiments du jeu si on veut réussir. J’ai l’habitude de beaucoup travailler pendant l’intersaison. Mais on n’a rien fait de spécial par rapport à d’habitude.
G.P. : Vous venez de l’université de Texas comme Scottie Scheffler, avez-vous partagé des parties avec lui ?
A.L. : Au Texas, je n’ai pas partagé beaucoup de parties de golf avec Scottie Scheffler parce qu’il avait des soucis de dos et qu’il ne jouait pas énormément. En plus, il a trois ans de plus que moi, donc il était sur la fin de son cursus. Et de toute façon les filles et les garçons ne jouaient pas souvent ensemble puisqu’on avait des entraîneurs séparés notamment.
Photos : Golf Planète
















