Premier de cordée ce mardi en conférence de presse, Jon Rahm est revenu avec beaucoup d’intérêt sur l’extrême complexité du parcours, rendue encore plus ardue par une météo où le vent sera le seul et unique élément perturbateur dans ce 154e The Open de l’histoire.
L.V., au Royal Birkdale
Du soleil, beaucoup de soleil, et du vent. Voilà le programme annoncé entre jeudi et dimanche au-dessus de Birkdale dans cette 154e édition du plus vieux Majeur de golf. Interrogé dès la deuxième question sur les conditions de jeu de cet Open britannique très sec mais venteux, surtout le jeudi avec des rafales annoncées à presque 35 km/h, Jon Rahm a prévenu. Le choix du club sera primordial.
« Tout dépendra du vent, souffle-t-il doucement. Avec celui que nous avons eu hier, qui soufflait pratiquement de droite à gauche sur le 10, nous avons tous tapé des fers 5 ou 6 sur le 11 et nous avons quand même failli atteindre le bunker de gauche. Nous avons tapé des fers 5 ou 6 sur le 16 et nous avons presque atteint — en fait, certains ont atteint — le bunker de gauche. Sur le 10, on pourrait aussi défendre l’option d’un fer 5. »
256 mètres avec un fer 6
Mais pour le double vainqueur en Grand Chelem (U.S. Open 2021, Masters 2023), le combo chaleur et vent soufflant dans la même direction peut être la clé d’une victoire future.
« Si le parcours continue de se raffermir et qu’il fait chaud avec la même direction de vent, on pourrait avoir pas mal de trous où ce fer 6 va parcourir 280 yards (environ 256 mètres). C’est du jamais vu, c’est sûr. »
Comme à Shinnecock Hills pour l’U.S. Open ?
Avec ce tracé qui s’annonce ultra rapide compte tenu de la météo, l’autre question sera de savoir si le Royal and Ancient va prendre la décision d’arroser les greens, histoire de les rendre un peu plus réceptifs, et donc éviter un carnage industrialisé. A l’image de ces greens arrosés à l’U.S. Open du côté de Shinnecock Hills lors des deux premiers tours afin d’éviter de trop nombreuses « sorties de route ».
« Il faut voir à quel point ils vont laisser les greens se raffermir, souligne l’Espagnol dont le meilleur résultat à The Open est une 2e place en 2023 au Royal Liverpool (il avait aussi pris la 3e place en 2021 au Royal St George’s). À St Andrews (où il a fini 34e en 2022), c’était ferme et les fairways étaient très rapides, mais ils ont réussi à garder les greens décemment souples. C’est pour cela que les scores ont été bas, et qu’il s’agissait plutôt d’être agressif. »
Savoir comment la balle va réagir et où il faut la faire tomber pour se laisser un putt va être extrêmement important.
Jon Rahm
« Cette fois-ci, si ces greens — qui sont beaucoup plus petits qu’à St Andrews — deviennent plus fermes, le contrôle des distances sera la clé. Savoir comment la balle va réagir et où il faut la faire tomber pour se laisser un putt va être extrêmement important. Ce parcours est déjà connu pour ne pas être le plus facile. Les conditions météo y sont généralement assez rudes, venteuses. Il y a toujours du vent… Donc beaucoup de ces trous vont présenter un très gros défi. »
Je pense que comprendre comment la balle va réagir sur les fairways et sur les greens sera toujours le grand défi.
Jon Rahm
Présent ici à Birkdale en 2017, pour son 2e The Open, le Basque avait pris la 44e place finale. Il ne part donc pas dans l’inconnu, contrairement à pas mal de ses collègues…
« Tout dépendra de la préparation du parcours, conclut-il. Avec le vent d’hier, les trous 13 et 18 faisaient plus de 500 yards (environ 457 mètres) face au vent. Ils ont peut-être avancé les départs, ou peut-être pas. S’ils ne l’ont pas fait, ce seront des trous très longs. S’ils les ont un peu avancés, ils resteront longs mais légèrement plus faciles. Même chose pour le 15. Ce sera donc aussi au comité du tournoi de décider de la configuration, mais je pense que comprendre comment la balle va réagir sur les fairways et sur les greens sera toujours le grand défi. »
Bref, va y avoir du sport à partir de jeudi ici à Southport.
Photo : Tom Shaw/R&A/R&A via Getty Images













