Qualifié de la dernière minute ou presque au Scottish Open dimanche 12 juillet, Victor Perez est arrivé en milieu d’après-midi lundi au Royal Birkdale. Le Français du LIV Golf, qui n’affiche pas des résultats franchement probants à The Open, effectue un apprentissage accéléré du parcours anglais tout en mettant l’accent sur la fermeté des lieux. Il a aussi pu partager quelques trous avec Lev Grinberg, le grand espoir du golf tricolore.
L.V., au Royal Birkdale
En bermuda, Victor Perez , aux couleurs de son équipe des Cleeks GC, remonte le fairway du 18 ce mardi sous un franc et généreux soleil. A ses côtés, Brooks Koepka, accompagné par le célèbre coach anglais, tout de noir vêtu, Pete Cowen, et le jeune Lev Grinberg, 18 ans, encore amateur et grand espoir du golf tricolore. « Quand j’avais 18 ans, j’étais bien loin de jouer un British Open, donc c’est top pour lui. »
Admiratif, le Tarbais, 34 ans le 2 septembre prochain et qui dispute cette semaine son 5e The Open (deux cuts manqués en 2021 et 2024, 34e à St Andrews en 2022, 41e au Royal Liverpool en 2023), a été plutôt impressionné par la maturité du joueur d’origine ukrainienne naturalisé français à la fin du mois de décembre dernier.
Il a encore beaucoup de choses à apprendre, mais même d’être exposé à ça aussi tôt dans sa carrière, c’est forcément un avantage.
Victor Perez au sujet de Lev Grinberg
« Forcément, il a un gros potentiel, il tape la balle hyper bien, donc rien à dire à ce niveau là, souffle le pensionnaire du LIV Golf depuis cette saison. Après, il a 18 ans, il a encore beaucoup de choses à apprendre, mais même d’être exposé à ça aussi tôt dans sa carrière, c’est forcément un avantage. Prendre tous les bonus, entre guillemets. S’il fait une bonne semaine, et même s’il ne joue pas bien, ça reste quand même une super expérience de jouer un British Open à Birkdale. L’avenir est beau devant lui. »
Des petits conseils, mais pas trop non plus
Les deux Français ont échangé durant leur partie mais pas autant qu’on pourrait le penser. Chacun était déjà un peu dans son Open britannique, l’un pour une découverte XXL, l’autre pour humer de nouveau le parfum d’un Majeur (il n’a plus joué dans un tournoi du Grand Chelem depuis l’U.S. Open 2025 à Oakmont où il avait pris la 19e place).
« Il ne m’a pas trop demandé de conseils, déclare-t-il. Un petit peu, mais pas trop non plus. Après, il a son staff avec lui, ils s’entraînent, ils ont des choses à travailler, donc c’est vrai que dans ces parties-là, ce n’est jamais évident de vraiment échanger, ce serait presque plus facile en train de manger que sur le parcours. Mais c’est bien pour le golf français. C’est super d’avoir des joueurs aussi jeunes, déjà présents dans les tournois comme ça. »
Au Renaissance, il y a quand même plus de petites vallées où on peut être un peu protégé, là, c’est vrai que c’est hyper sec, donc ça affecte pas mal la balle.
Victor Perez
La priorité pour le triple vainqueur sur le Tour européen, dont un Rolex Series en janvier 2023 à Abu Dhabi, sera surtout de trouver la clé sur un parcours qui s’annonce particulièrement difficile à déchiffrer.
« La fermeté, avoir les profondeurs sur les coups de fer, surtout sur les départs, avec des coups de fer qui vont peut-être de temps en temps faire 260 mètres, tout en prenant en compte qu’il y a des vents qui avancent aussi… Donc, oui, avoir les bonnes profondeurs, les bonnes distances sur les tees pour éviter les bunkers. Mais la vraie clé, ce sera le vent. C’est peut-être plus exposé ici qu’au Renaissance Club (où il a terminé 9e, se qualifiant dans la foulée pour The Open). C’est assez plat. Au Renaissance, il y a quand même plus de petites vallées où on peut être un peu protégé, là, c’est vrai que c’est hyper sec, donc ça affecte pas mal la balle. Je le répète, les coups de fer vont être très importants. »
Trois tops 10 sur le DP World Tour en 2026
Si l’on se réfère à ses dernières sorties sur le DP World Tour, depuis qu’il a réglé ses différends avec les instances dirigeantes en payant ses amendes, Victor Perez est clairement dans une très bonne dynamique. 2e à Anvers au Soudal Open fin mai, il a signé deux tops 10 (à chaque fois 9e) au BMW International Open puis au Genesis Scottish Open, donc. De quoi être optimiste alors qu’en 18 Majeurs joués, il n’a jamais fait mieux qu’une 12e place. C’était en 2023, au PGA Championship.
Photo : Sean M. Haffey / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP













