Cette fois, le sort de LIV Golf est scellé. Il n’y aura pas de LIV 2.0. Rien. Lors d’une audience devant le tribunal des faillites du New Jersey, les avocats du circuit ont confirmé que la procédure allait entrer dans sa phase de liquidation. C’est une page majeure de l’histoire du golf professionnel se tourne, quatre ans après le lancement de la ligue financée par l’Arabie saoudite.
Il n’y aura pas de LIV Golf 2.0. L’information, annoncée mercredi par le Financial Times après le retrait de BC Partners, a été confirmée ce jeudi 5 novembre devant la justice américaine.
Lors d’une audience devant le tribunal des faillites du New Jersey, les représentants de LIV Golf ont indiqué que le circuit allait désormais engager sa liquidation.
Selon le journaliste Cameron Jourdan, l’avocat de LIV Golf, Matthew Williams, a déclaré au juge :
Nous pensons que la liquidation est la meilleure voie à suivre.
Matthew Williams, avocat de LIV Golf
« Nous pensons que la liquidation est la meilleure voie à suivre », a ainsi expliqué l’avocat du circuit.
Une déclaration qui met fin aux derniers espoirs de voir renaître la ligue sous une nouvelle formule en 2027.
BC Partners jette l’éponge
La veille, le Financial Times avait révélé que BC Partners, seul investisseur potentiel encore engagé dans un projet de reprise, avait décidé de renoncer.
Le fonds était prêt à investir jusqu’à 300 millions de dollars dans LIV Golf 2.0, mais à condition d’obtenir suffisamment d’engagements contractuels de joueurs pour organiser une nouvelle saison.
Or, si au moins quinze joueurs avaient manifesté leur intérêt, très peu avaient finalement accepté de signer.
La position du DP World Tour, qui avait annoncé que les joueurs engagés sur LIV Golf 2.0 ne pourraient plus évoluer sur le circuit européen, a notamment contribué à refroidir les candidats.
Six milliards de dollars n’auront pas suffi
Sur Golf Channel, l’annonce de la liquidation a donné lieu à des commentaires particulièrement sévères.
Les consultants ont notamment rappelé les sommes considérables investies par le fonds souverain saoudien pour lancer et développer LIV Golf.
« Six milliards de dollars n’ont pas très bien fonctionné. Pourquoi 300 millions auraient-ils pu fonctionner ? », s’est interrogé l’un des intervenants.
La question des exigences financières des joueurs a également été soulevée.
Selon les informations évoquées à l’antenne, les joueurs et leurs représentants auraient formulé des demandes incompatibles avec les moyens du projet de reprise.
Il a notamment été question d’une participation collective de 52,5 % au capital de la nouvelle structure, sans que cette perspective suffise à convaincre les joueurs de s’engager.
Quatre années qui ont bouleversé le golf mondial
Lancé en 2022 grâce aux moyens financiers du Public Investment Fund (PIF), LIV Golf avait attiré plusieurs des plus grandes vedettes du golf mondial à coups de contrats spectaculaires.
Phil Mickelson, Dustin Johnson, Brooks Koepka, Bryson DeChambeau, Cameron Smith ou encore Jon Rahm avaient rejoint le circuit, provoquant une fracture profonde dans le golf professionnel.
Mais après l’annulation de son championnat par équipes en août, son placement sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites en septembre, puis l’échec de son projet de relance, LIV Golf n’aura finalement pas trouvé de modèle économique capable de lui assurer un avenir.
La liquidation annoncée ce jeudi marque donc la fin du circuit dissident dans sa forme actuelle.
Reste désormais à déterminer les conséquences de cette disparition pour les joueurs encore liés contractuellement à LIV Golf, ainsi que les conditions de leur éventuel retour sur les circuits traditionnels.
Après quatre années de bouleversements, de tensions et de dépenses colossales, LIV Golf s’apprête à fermer boutique.
Photo by Ian Maule / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP












