Figure respectée du circuit européen depuis près de quatre décennies, Mick Doran a disputé son dernier tournoi aux côtés d’Eddie Pepperell. Une page du golf européen se tourne.
Le DP World Tour a perdu l’un de ses visages les plus familiers. Après près de quarante années passées auprès des meilleurs joueurs du monde, Mick Doran, caddie emblématique du circuit européen, a pris sa retraite à l’issue de l’Estrella Damm Catalunya Championship, en Espagne.
L’Anglais, qui a bouclé une carrière longue de 38 ans, a rangé définitivement le sac après un ultime tournoi aux côtés d’Eddie Pepperell. Une sortie discrète pour celui qui a pourtant accompagné certains des plus grands noms du golf européen, de Constantino Rocca à Lee Westwood, en passant par Justin Rose, David Howell, Francesco Molinari ou encore Luke Donald. Il avait également épaulé Victor Dubuisson à Augusta en 2014.
Un palmarès impressionnant
Le palmarès de Doran donne le vertige : 35 victoires professionnelles et pas moins de sept Ryder Cups vécues depuis les cordes. Pourtant, c’est avec une forme de lucidité que le Britannique a décidé de tourner la page. « J’ai un peu perdu l’envie. Avant, j’avais hâte d’aller sur le parcours et ce sentiment a disparu, a-t-il confié. Tous mes amis arrêtent peu à peu. Nous arrivons tous à la fin de notre carrière et je ne connais plus grand monde ici. Je me suis dit : pourquoi pas arrêter ? J’ai passé de très bons moments. »
Parmi les souvenirs qui l’ont marqué, Mick Doran cite spontanément le premier sacre de Tiger Woods au Masters en 1997, vécu de très près alors qu’il travaillait pour Rocca. « Voir ça d’aussi près, c’était incroyable », raconte-t-il encore. Mais un autre moment reste gravé dans sa mémoire : le putt monumental de près de 20 mètres réussi par Constantino Rocca sur le 18 de St Andrews lors de The Open en 1995 pour arracher un play-off face à John Daly. « C’était effrayant, vraiment. »
Doran garde aussi un souvenir particulier des joueurs avec lesquels il a partagé le quotidien du circuit. Il évoque la créativité de Rocca, le contrôle de distance « incroyable » de Westwood à son apogée ou encore ses succès avec Justin Rose, dont il porta le sac lors de sa première victoire professionnelle à Johannesburg avant de partager avec lui un triomphe à l’Ordre du Mérite européen.
Son dernier joueur, Eddie Pepperell, n’a pas manqué de saluer celui qui a accompagné les meilleurs moments de sa carrière, notamment ses deux succès sur le DP World Tour en 2018. « Mick est particulièrement fort quand on joue la gagne. Il dégage une vraie confiance, et un joueur s’en nourrit », a résumé l’Anglais.
©Andrew Redington / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP et DP World Tour













