Présenté comme l’un des grands favoris à la victoire, trois fois vainqueur en 2026 sur le PGA Tour, encore dans le coup pour la gagne au Scottish Open la semaine passée à Renaissance Club, le n°3 mondial a clairement failli dans ce 154e The Open de l’histoire en signant deux cartes de 72 (+2). C’est l’une des grosses surprises du jour. Une des plus grosses désillusions de l’Anglais en Majeur !
L.V., au Royal Birkdale
4e l’an passé au Royal Portrush, Matthew Fitzpatrick connait son premier échec en Majeur depuis l’USPGA 2024. Pire encore, en pointant à +4, à la 112e place encore très provisoire au leaderboard, il n’avait plus échoué un vendredi à The Open depuis 2018, à Carnoustie. C’est donc quelque peu groggy que l’actuel 2e à la FedEx Cup sur le PGA Tour, 3e la semaine passée au Scottish Open, s’est présenté en zone mixte.
Quel bilan tirez-vous de cette semaine ?
Matthew FITZPATRICK : Pour ma part cette semaine, il suffit de regarder trois ou quatre trous. J’ai tapé de bons coups, je n’ai pas eu de chance et je m’en sors avec un score de 4 au-dessus du par. C’est ça, le golf sur un links. Il faut parfois avoir ce petit coup de pouce du destin, et je ne l’ai pas eu cette semaine.
Quel regard portez-vous sur ces deux derniers jours ?
M.F : Je n’ai pas l’impression d’avoir raté beaucoup de coups de toute la semaine. C’est un parcours qui est tout simplement délicat quand il se joue comme ça. De mon côté, j’ai l’impression de ne pas avoir la distance nécessaire pour éviter certains bunkers au drive, donc on dépend des rebonds, et avec la fermeté des greens, on ne va pas planter le mât avec un fer 6.
Quand c’est aussi ferme, il y a une grande part de chance dans les rebonds et dans les lignes de balle.
Matthew Fitzpatrick
Le parcours s’est-il joué différemment pour vous par rapport au début de la semaine ?
M.F. : Je ne dirais pas ça. Je suis venu il y a deux semaines, et c’était très différent d’aujourd’hui. C’était ferme, mais c’était très vert. Là, c’est devenu extrêmement ferme. Oui, c’est juste bizarre.
Cette déception très palpable est-elle encore plus grande compte tenu de la bonne forme que vous affichiez avant d’arriver ici à Birkdale ?
M.F. : C’est décevant, oui, mais comme je l’ai dit, je n’ai pas vraiment l’impression d’avoir si mal joué. Aujourd’hui, j’ai tapé trois coups exactement comme je le voulais : l’un a fini dans un buisson 27 mètres trop long. Un autre est resté sur le green pendant environ 15 secondes avant de redescendre, ce qui fait un autre coup perdu. Et puis j’en ai tapé un qui, je ne sais pas comment, a fait moins de distance que d’habitude alors qu’il y avait un vent porteur qui aurait dû l’aider sur une dizaine de mètres. D’un coup, on se retrouve avec une balle pluggée dans la lèvre d’un bunker. Bref, sur quatre coups, j’en ai bien tapé trois. C’est ça, le golf sur un links. Quand c’est aussi ferme, il y a une grande part de chance dans les rebonds et dans les lignes de balle. C’est comme ça.
Photo : Richard HEATHCOTE / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP













