A l’instar du jeune Lev Grinberg, Frédéric Lacroix va découvrir l’ambiance si particulière de The Open. Pour mettre toutes les chances de son côté, le Racingman a effectué, à l’image d’un Rory McIlroy, une reconnaissance de parcours bien en amont de l’événement. La clé pour briller cette semaine ?
L.V., au Royal Birkdale
Contrairement à Antoine Rozner, Lev Grinberg ou encore Victor Perez, Frédéric Lacroix savait depuis de longs mois qu’il prendrait le départ du 154e The Open de l’histoire au Royal Birkdale. Plus précisément depuis le 2 mars et une 2e place au South African Open où trois places pour le dernier Majeur de la saison étaient en jeu.
Déjà fort d’une expérience à l’U.S. Open 2025 à Oakmont (cut manqué), le Racingman, 55e de la Race to Dubaï au 12 juillet 2026, auteur d’un autre top 10 (au Kenya juste avant le SA Open), a donc décidé de prendre un peu d’avance et d’effectuer un saut vers Birkdale deux mois avant l’échéance.
Les conditions de jeu étaient pareilles à cette semaine. Il faisait beau, mais c’était moins sec. Un peu moins de vent aussi.
Frédéric Lacroix
« Dès qu’on est qualifié, on y pense, forcément, avoue le vainqueur du Danish Golf Championship en août 2024. Je suis donc venu sur une semaine de break jouer le parcours pour déjà voir un peu comment c’est, pour avoir quelques repères, savoir où est le tee du 1, où est le tee du 10, où est le practice, où sera notre club offset, des trucs comme ça quoi… »
« C’était il y a deux mois, ajoute-t-il. Il y avait déjà les tribunes… Il y avait aussi le début de notre espace joueur… J’avais joué tout le parcours pour me faire une idée. Les conditions de jeu étaient pareilles à cette semaine. Il faisait beau, mais c’était moins sec. Un peu moins de vent aussi. »
A l’abri du camion Callaway, à l’ombre alors que le soleil tape plutôt fort, Frédéric Lacroix est impatient d’en découdre. Le contraire aurait été étonnant. « Le parcours est vraiment top. Il est magnifique. Je sais qu’ils ont fermé les fairways bien en amont, donc il n’y a pas beaucoup de divots. C’est vraiment léché, c’est cool. C’est toujours bien d’être là, dans ces gros tournois. C’est plutôt bon signe. C’est un parcours historique, il y a eu des belles victoires ici, c’est top d’être là, c’est sûr. »
Oakmont c’est long, c’est du rough, avec des greens très grands, pas forcément hyper fermes mais hyper rapides. Ici, c’est l’inverse.
Frédéric Lacroix
Son expérience à l’U.S. Open, sur un monstre de parcours, peut-il l’aider à appréhender différemment ce grand saut dans son second tournoi du Grand Chelem ?
« Ce n’est pas vraiment comparable, parce qu’à Oakmont c’est long, c’est du rough, avec des greens très grands, pas forcément hyper fermes mais hyper rapides. Ici c’est l’inverse, c’est un peu plus petit, il y a beaucoup moins de drive à taper, c’est beaucoup plus ferme, et c’est du links, donc le vent va jouer un rôle évidemment énorme. S’il n’y a pas de pluie, ça va être de plus en plus sec, ça va jouer vraiment comme un vrai links. C’est un jeu auquel on ne joue pas souvent, quand on n’habite pas au Royaume-Uni. C’est aussi une semaine d’adaptation, on change un peu le matos (un fer 2 à la place d’un bois 5), les coups qu’on tape, et on passe un peu de temps sur les greens et autour des greens pour choisir les meilleurs coups. »
Il s’élancera jeudi à 11h04 (12h04 en France) du 1 – tout le monde part du 1 – avec le Sud-Africain MJ Daffue et l’Ecossais Jack McDonald.
Photo : Michael Reaves / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP












