Présent il y a deux ans au Golf National pour le tournoi olympique de golf, Viktor Hovland découvre cette fois l’épreuve sous sa version Open de France. Le Norvégien, multiple vainqueur sur le PGA Tour, ne tarit pas d’éloges sur le parcours yvelinois ni sur l’événement lui-même, qu’il présente comme l’un des rendez-vous incontournables de la saison sur le DP World Tour.
Lionel VELLA, au Golf National
Viktor Hovland se fait rare sur le Tour européen. Depuis le début de la saison, il n’a ainsi disputé que quatre tournois (hors Majeurs), réussissant à chaque fois à franchir le cut sans parvenir à accrocher un top 10. Ses meilleurs résultats restent pour l’instant une 13e place au Genesis Scottish Open début juillet et une 14e place au Hero Dubai Desert Classic au mois de janvier. Alors, lorsque son nom a été officialisé pour cette 108e édition de l’Open de France, le plus vieux tournoi d’Europe continentale, le Norvégien s’est retrouvé propulsé presque naturellement en haut de l’affiche, parmi les potentiels vainqueurs. Et ce, même s’il découvre le parcours dans sa configuration Open de France.
En réalité, sa seule expérience sur le par 71 de l’Albatros remonte aux Jeux olympiques de Paris 2024, où, de son propre aveu, il n’avait pas « joué son meilleur golf ». Il y avait alors pris la 30e place avec trois cartes sous le par, mais aussi un 75 (+4) concédé lors du deuxième tour. La configuration du parcours l’avait toutefois « impressionné ».
Quand on regarde les joueurs qui ont gagné ici, il y a une belle histoire et cela semble être un tournoi vraiment intéressant. J’avais donc envie de venir.
Viktor Hovland
« Je suis très impatient d’en découdre, souffle l’actuel 13e joueur mondial. C’est un très beau parcours. Quand on regarde les joueurs qui ont gagné ici, il y a une belle histoire et cela semble être un tournoi vraiment intéressant. J’avais donc envie de venir. »
« Je pense que c’est l’un de ces endroits où, si vous jouez bien du tee au green, si vous frappez bien la balle, vous pouvez vraiment faire la différence, enchaîne-t-il doucement. Le parcours est très exigeant depuis les tees. Je pense que le rough était peut-être un peu plus épais en 2024 pour les Jeux olympiques qu’il ne l’est aujourd’hui. J’ai compris que l’été avait été très chaud et qu’il était difficile de faire pousser le rough comme on le souhaiterait. Mais il y a beaucoup d’eau, notamment sur le retour. Il y a beaucoup de coups exigeants et intimidants. Si vous savez où va votre balle, vous pouvez vraiment faire la différence et bien jouer. Pour moi, c’est un parcours très juste. »
L’automne, une saison propice aux voyages
Deuxième de la FedEx Cup 2026 (qu’il a remportée en 2023), c’est pourtant au tout début de l’année civile que le lauréat de l’U.S. Amateur 2018 a commencé à envisager un déplacement en France, une fois achevée la saison du PGA Tour, qui s’étend de janvier à la fin du mois d’août. Encore fallait-il trouver le créneau idéal.
« Nous regardions, avec mon équipe, les tournois que je pourrais éventuellement jouer à l’automne, explique-t-il. Je ne voulais pas jouer énormément à cette période, car je souhaitais avoir du temps pour me détendre et travailler sur certains aspects de mon jeu pendant l’intersaison. Je me suis dit qu’après les play-offs, il y avait quelques beaux tournois auxquels j’aimerais participer et que je n’avais encore jamais disputés. Je pense que cette période de l’année est une bonne occasion de voyager, de découvrir des parcours et des endroits où je n’ai encore jamais joué. L’Open de France s’intégrait parfaitement dans cette période. C’est une bonne période de l’année, la météo est agréable et j’avais beaucoup aimé le parcours lorsque j’y avais joué il y a deux ans. Je me suis donc dit : autant venir jouer ici. »
Je pense que l’Open de France mérite clairement d’avoir un très beau plateau chaque année.
Viktor Hovland
Conscient d’attirer derrière lui beaucoup d’attention compte tenu de son illustre CV, avec huit victoires sur le PGA Tour depuis février 2020, sans oublier trois Ryder Cup disputées, dont deux remportées à Rome en 2023 et à Bethpage Black en 2025, Viktor Hovland est plutôt fier de prendre le départ du FedEx Open de France aux côtés de quelques autres stars du golf mondial, comme Ludvig Åberg, Matthew Fitzpatrick et Tommy Fleetwood. Un tournoi qui, selon lui, mérite de proposer un aussi beau plateau au Golf National. Peut-être le plus relevé depuis 2018, dernière année où l’épreuve était estampillée Rolex Series.
« Il le mériterait chaque année, reconnaît le Scandinave, âgé de 29 ans depuis le 18 septembre dernier. Avec son histoire et son parcours, c’est clairement l’un des tournois majeurs du calendrier, un rendez-vous incontournable. Cet automne, lorsqu’on regarde le calendrier dans son ensemble, il y a beaucoup de tournois très relevés sur le DP World Tour et il peut être difficile pour tout le monde d’avoir exactement le même programme. Certains joueurs voudront peut-être disputer trois ou quatre tournois différents et ne choisiront pas forcément l’Open de France à chaque fois. Mais j’espère que, même si ces trois grands noms ne sont pas là, trois autres grands noms viendront jouer cette semaine. Je pense que l’Open de France mérite clairement d’avoir un très beau plateau chaque année. »
Photo : STUART FRANKLIN / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP














