Le Trophée Hassan-II fête cette année sa 50e édition avec les légendes de plus de cinquante ans du PGA Tour Champions, une nouvelle fois au Royal Golf Dar Es Salam de Rabat (Maroc). Les joueuses du Ladies European Tour disputent pour leur part la Coupe Lalla Meryem sur le parcours voisin, également du 21 au 23 mai. Jean Van de Velde sera le seul Tricolore sur le parcours rouge, alors que Perrine Delacour et Agathe Laisné seront les stars du clan français sur le parcours bleu.
David Charpenet, à Rabat
Le Trophée Hassan-II fête sa cinquantième édition cette année sur le parcours rouge du Royal Golf Dar Es Salam de Rabat. Les plus belles pages du golf marocain ont été écrites sur ce parcours qui a vu se succéder de nombreuses stars américaines dans les années 70, comme en témoigne le premier vainqueur en 1971, Orville Moody, devant six de ses compatriotes. L’hégémonie américaine a d’ailleurs continué avec 15 vainqueurs US lors des 18 premières éditions. Le Trophée Hassan-II suit l’histoire du parcours du Royal Golf Dar Es Salam, un des plus beaux du royaume.
Robert Trent Jones était vraiment un précurseur
qui a dessiné un superbe parcoursMichel Besanceney
«Le parcours a été dessiné en 1969-1970 par Robert Trent Jones, dont un des disciples n’était autre que Pete Dye, le designeur du TPC Sawgrass, célèbre pour son par 3 du trou 17 avec un green en île, rappelait le globe trotteur Michel Besanceney, coordinateur des deux tournois depuis 2023. Mais Pete Dye a réalisé son parcours dans les années 1980. Robert Trent Jones était vraiment un précurseur qui a dessiné un superbe parcours.»
De nombreuses gloires au programme
Tournoi pivot de l’European Tour de 2010 à 2019, l’épreuve de Feu Sa Majesté le Roi Hassan II a basculé après trois ans d’interruption liée au covid du côté du PGA Tour Champions américain. Ne cherchez pas le chiffre symbolique de cette année puisque le tournoi marocain fête sa 50e édition avec les légendes de plus de 50 ans. Certes, Tiger Woods n’est pas là, lui qui vient de franchir la barre des cinquante ans. Sa récente sortie de route (au sens propre) lui a fait prendre encore un peu plus de retard sur un éventuel retour. Mais de nombreuses stars ont néanmoins répondu présent comme le Sud-Africain Ernie Els, l’Écossais Colin Montgomerie, le tenant du titre Miguel Angel Jiménez (photo ci-dessous) et son glorieux compatriote espagnol Jose Maria Olazabal, ou encore l’ancien numéro un mondial fidjien Vijay Singh.
Jean Van de Velde seul Français présent
Cette épreuve s’est longtemps dérobée aux Français puisque Olivier Edmond s’est incliné en 2002 dans le sillage du spécialiste espagnol Santiago Luna (trois fois vainqueur), Raphaël Jacquelin a perdu en playoff en 2006 face à l’Écossais Sam Torrance… jusqu’à la victoire (enfin !) d’Alexander Levy en 2018. Un Tricolore tentera cette année de conquérir la dague dorée incrustée de pierres précieuses puisque Jean Van de Velde, ancien membre du top 100 mondial et perdant flamboyant d’un playoff de l’Open britannique après un 72e trou rocambolesque en 1999, succède à Thomas Levet, unique participant français de ce tournoi depuis qu’il est au calendrier du PGA Tour Champions (Jean-François Remesy a débuté l’édition 2020… qui a été annulée avant la fin à cause du covid).
La Coupe Lalla Meryem et le LET sur le parcours bleu
La capitale marocaine accueille également la 29e Coupe Lalla Meryem sur le parcours bleu du Royal Golf Dar Es Salam. Si 66 hommes de plus de 50 ans s’affronteront sans cut sur le parcours rouge, les femmes seront 132 au départ avec un cut vendredi soir après 36 des 54 trous. Douze Françaises seront au départ, dans le sillage d’Agathe Laisné, deuxième de l’ordre du mérite, et Perrine Delacour (photo ci-dessous), en star « américaine » puisqu’elle a débuté la saison sur le LPGA Tour où elle jouait encore dimanche. L’expérimentée Picarde repartira d’ailleurs aux États-Unis dès la fin du tournoi marocain, pendant que circuit européen proposera l’Open de France féminin. On notera également la présence de Céline Herbin qui reste sur un top 10 l’an passé. Agathe Sauzon, septième le week-end dernier en Allemagne, ou encore Charlotte Liautier, qui a brillé début mai à Maurice pour son retour sur le LET, seront également les Françaises à surveiller.
L’an passé, l’Anglaise Cara Gainer avait succédé à sa compatriote Bronte Law en battant l’Indienne Diksha Dagar en play-off. Cette année, les Bleues semblent armées pour succéder à Gwladys Nocera, vainqueure en 2016, un an après sa cruelle défaite face à une future star mondiale de 17 ans… Charley Hull !
Photo : Golf Planète
















