À quelques jours de l’U.S. Open, Rory McIlroy et Scottie Scheffler se sont rendus à Shinnecock Hills pour une reconnaissance du parcours. Les deux hommes décrivent un test redoutable où la largeur des fairways pourrait n’être qu’un trompe-l’œil face à des greens parmi les plus exigeants du golf mondial.
N.C.
Avant même le début de l’U.S. Open, Shinnecock Hills fait déjà parler de lui. En marge du Memorial Tournament, Rory McIlroy et Scottie Scheffler ont effectué un déplacement express sur le célèbre parcours de Long Island afin d’affiner leur préparation. Leurs premières impressions confirment ce que beaucoup imaginent déjà : le théâtre du troisième Majeur de la saison promet une épreuve aussi spectaculaire qu’exigeante.
Shinnecock Hills n’est pas un inconnu dans l’histoire de l’U.S. Open. Hôte de l’épreuve à plusieurs reprises, notamment en 2004 et en 2018, le parcours dessiné à l’origine par William Flynn s’est forgé une réputation de juge de paix, capable de pousser les meilleurs joueurs du monde dans leurs retranchements lorsque le vent se lève et que les surfaces de jeu se durcissent.
Des fairways ouverts
Premier à reconnaître le terrain lundi, Rory McIlroy a été frappé par la générosité des mises en jeu. « Les fairways sont très larges, plus larges qu’en 2018, a constaté le Nord-Irlandais, une impression rapidement nuancée par la sévérité du rough. Le premier cut fait environ cinq pouces de hauteur. Il est assez étroit avant de laisser place aux hautes herbes. Si vous manquez le fairway d’un mètre, vous allez le payer. Mais avec des fairways aussi larges, si vous les manquez, vous méritez probablement un mauvais lie. »
Pour l’actuel double tenant du titre du Masters, l’équilibre du parcours dépendra surtout de la préparation des greens. « Ils roulent autour de 11 ou 11,2 au stimpmeter et je ne pense pas qu’ils aient besoin d’être plus rapides, estime-t-il. S’ils restent à cette vitesse tout en devenant fermes, l’USGA pourra utiliser les positions de drapeaux qu’elle souhaite sans rencontrer certains problèmes observés lors des derniers U.S. Open. »
McIlroy n’a d’ailleurs pas caché son admiration pour le site. « Si le parcours est préparé de la bonne manière, c’est l’un des meilleurs tests. C’est un parcours incroyable. »
Dès que vous commencez à manquer les mises en jeu, vous n’avez pratiquement aucune chance.
Scottie Scheffler a dressé un constat très similaire après sa première visite sur la propriété. Le numéro un mondial s’attendait à trouver un parcours difficile, mais certains aspects l’ont tout de même surpris. « J’avais entendu beaucoup de choses sur la difficulté des greens. J’ai été un peu surpris par la largeur des fairways », a-t-il expliqué.
Selon l’Américain, la véritable défense de Shinnecock Hills se situe autour des greens. « Les greens sont extrêmement difficiles et c’est là que réside le plus grand défi. » Le Texan souligne également la pertinence du dispositif mis en place depuis les départs. « Le rough est une vraie pénalité compte tenu de la largeur des fairways. Dès que vous commencez à manquer les mises en jeu, vous n’avez pratiquement aucune chance. »
Mais c’est surtout la liberté dont disposera l’USGA dans le placement des drapeaux qui retient son attention. « Ils peuvent placer les trous où ils veulent et faire monter les scores aussi haut qu’ils le souhaitent. »
Scottie Scheffler flew up Monday and played Shinnecock Hills for the first time.
— Paul Hodowanic (@PaulHodowanic) June 3, 2026
He’ll be going for the career grand slam at the U.S. Open there in two weeks. What did he think about the golf course?
Part of his answer… « I was a little surprised at the width of the fairways… pic.twitter.com/sXbu7c2Q4h
©BRUCE BENNETT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / GETTY IMAGES VIA AFP














