Alors que Lucas Herbert s’est offert les commandes à -8 de The Open avec une carte de 62 (-8), record égalé par Sam Burns quelques minutes plus tard, plusieurs top players s’installent à portée de driver de l’Australien du LIV Golf. Cameron Young, BDC, malgré ses deux points de pénalité, Fleetwood (photo), Rahm, Scheffler et un peu plus loin McIlroy sont des prétendants naturels. Classé 17e à -3, Victor Perez, le seul survivant tricolore du cut, n’a pas abdiqué non plus.
L.V., au Royal Birkdale
La lutte s’annonce épique, grandiose, acharnée. Utilisez tous les superlatifs possibles et imaginables car ce week-end au Royal Birkdale version 2026 peut entrer dans la légende de The Open. La plupart des meilleurs joueurs mondiaux sont là, aux avant-postes. Se tenant en deux, trois voire quatre coups. Et sur un tel parcours, témoin de deux 62 (-8) record ce vendredi, tout demeure plus que jamais possible.
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Malgré ses deux coups de pénalité infligé par les juges-arbitres sur le trou n°5 après avoir facilité son stance en aplatissant des herbes hautes, Bryson DeChambeau, qui n’a donc plus joué 66 (-4) mais 68 (-2), reste toujours concerné par la victoire dimanche en fin de journée (5e à -5). Le Californien au swing démantibulé peut, à ce titre, entrer dans la légende du golf moderne en devenant le premier golfeur professionnel à manquer le cut des trois premiers Majeurs de la saison et remporter le dernier.
Cameron Young, sept top 10 en Majeur en quatre ans
Juste devant le joueur du LIV Golf, qui ne laisse décidément personne indifférent, se trouve Cameron Young, auteur de deux cartes de 67 (-3). L’Américain, trois fois victorieux sur le PGA Tour après avoir longtemps trainé l’image de « Poulidor » du golf US, est un vrai prédateur en Majeur : 2e à The Open en 2022, 8e l’année suivante mais aussi 3e de l’USPGA 2022, 7e puis 9e des Masters 2023 et 2024 avant de finir 3e cette année. Il a aussi pris la 4e place de l’U.S. Open 2025. On tient donc là un sacré client.
Si je continue à taper la balle comme je l’ai fait aujourd’hui et hier au cours des deux prochains jours, je serai en bonne position.
Scottie Scheffler
8e à -4, Scottie Scheffler, deux fois 68 dans ces deux premiers tours, sera impitoyable ce week-end, à n’en pas douter. Tenant du titre, il a très envie de rejoindre dans l’histoire Padraig Harrington, dernier vainqueur à avoir conservé une année supplémentaire la Claret Jug. C’était d’ailleurs à Birkdale en 2008 (après un premier succès à Carnoustie en 2007).
« J’ai fait beaucoup de bonnes choses, annonce le Texan. Je me suis donné beaucoup d’opportunités. J’aurais aimé rentrer quelques putts de plus, mais j’ai fait ce que j’ai pu sur les greens également. Dans l’ensemble, je suis satisfait du résultat. Tout ce qu’on peut faire maintenant, c’est continuer à se donner des opportunités. C’est un peu ce que je me suis dit aujourd’hui. Je puttais bien aussi, mais les balles ne tombaient juste pas. C’est un peu comme continuer à frapper à la porte, continuer à me donner des occasions. Mais si je continue à taper la balle comme je l’ai fait aujourd’hui et hier au cours des deux prochains jours, je serai en bonne position. »
Fleetwood se donne une chance
A ses côtés dans ce top 10 de champions, on trouve Tommy Fleetwood, le « local hero », déchainé sur ses derniers trous (birdie aux trous 14, 15 et 17), littéralement poussé par un public chauffé à blanc par ses exploits.
« Ces derniers trous ont été vraiment super pour moi, lâche le natif de Southport. Je crois que je me suis placé à quatre coups de la tête. Donc, si je joue bien, je sais que je vais en quelque sorte me rapprocher. Les choses restent mais je peux juste jouer mon jeu, et je ne suis pas si loin. C’est une sensation très agréable. J’ai l’impression que les derniers trous ont fait du bien pour ça. »
🚨📰–« Because the Rules Committee often needs to review the severity, intent, and impact of the outburst, this penalty is frequently determined and applied after the round, once the player has completed their scorecard. »
— TRACKING RAHM (@TrackingRahm) July 17, 2026
We’ll see what happens for Jon Rahm… #TheOpen pic.twitter.com/h7EmFB3LMC
Jon Rahm est également dans cette spirale positive. Toujours aussi sanguin, l’Espagnol a néanmoins écopé d’un avertissement pour un jet de club sur le trou n°15 (ci-dessus). Mais au-delà de ce saut d’humeur très latin – qui pourrait lui valoir deux coups de pénalité en cas de récidive ce week-end – il est également concerné par un 3e sacre en Grand Chelem après l’U.S. Open 2021 et le Masters 2023.
« Tout dépend, je dirais, de la façon dont ils préparent le parcours (pour le week-end), déclare l’autre joueur du LIV Golf. Évidemment, on sait que les fairways vont être fermes, mais ils ont fait du bon travail pour garder les greens souples. Je me demande s’ils vont maintenant essayer de les durcir et de rendre les choses plus difficiles. Tout dépend du vent, mais il semble qu’un rythme régulier de 2, 3 ou 4 sous le par par jour vous donnera une très bonne chance dans ce tournoi. Mais en ce qui concerne mon jeu, je dois continuer à bien taper la balle comme je l’ai fait et, avec un peu de chance, rentrer quelques putts de plus. »
Oui, j’ai galéré ces deux derniers jours. C’était un peu mieux aujourd’hui, mais je ne me sentais pas encore à 100 % à l’aise. J’espère réussir à régler ça au fil des jours.
Rory McIlroy
On peut aussi citer à -3 Shane Lowry, Ludvig Åberg, Tyrrell Hatton voire, un ton juste en-dessous, l’Autrichien Sepp Straka. Seulement, 38e à -1, Rory McIlroy semble « largué » dans cette quête. Mais avec lui, n’est vraiment acté. Ce qui est sûr, c’est que lui va y croire jusqu’au bout.
« Cela dépendra des conditions et de la direction du vent, prévient le Nord-Irlandais. Je trouve que j’ai tellement bien drivé ces deux derniers jours. Dès que je peux avoir un driver en main, je vais essayer de l’utiliser. Vu mes sensations actuelles avec ce club, je pense que c’est un gros avantage si je peux envoyer la balle loin et éviter certains bunkers de fairway. Je vais continuer à le faire quand c’est possible, et puis j’essaie encore de décrypter un peu ces greens. Oui, j’ai galéré ces deux derniers jours. C’était un peu mieux aujourd’hui, mais je ne me sentais pas encore à 100 % à l’aise. J’espère réussir à régler ça au fil des jours. »
Victor Perez, le dernier espoir
Face à ces menaces multiples, Lucas Herbert, leader à -8 avec son 62 qui égale le record de Branden Grace donc, fait presque figure de victime expiatoire. Résistera-t-il à cette fameuse pression qui s’empare inexorablement de l’homme de tête ? Un peu plus encore quand il s’agit d’un rendez-vous en Grand Chelem. Dans ce registre, l’Australien du LIV Golf – décidément ! – n’offre pas toutes les garanties. En 17 Majeurs joués avant cette semaine, il n’a jamais fini dans un top 10. Son meilleur résultat est une 13e place à l’USPGA 2022. En cinq participations à The Open, il n’a jamais fait mieux qu’une 15e place (en 2022).
On n’oublie pas parmi les éventuels prétendants à la victoire de citer… Victor Perez, 17e à -3 et seul tricolore « survivant » d’un cut fixé à +1 et qui a été par exemple impitoyable avec Antoine Rozner, coupable du bogey de trop sur le green du 18. Le Racingman, 73 (+3) dans ce 2e tour, finit à +2.
Il rejoint ici plusieurs grands noms comme Cameron Smith, Bernd Wiesberger, Aaron Rai, les frères Højgaard, Justin Rose, Joaquin Niemann, Matthew Fitzpatrick, Viktor Hovland, Brian Harman, Jordan Spieth, vainqueur ici en 2017, et, hélas, quatre autres golfeurs tricolores : Frédéric Lacroix, Martin Couvra, Adrien Saddier et le jeune mais prometteur amateur, 18 ans seulement, Lev Grinberg !
Le leaderboard
Le leaderboard des Français

Photo : Oisin Keniry / R&A / R&A via Getty Images
















