L’illusion n’aura duré qu’un tour pour Lev Grinberg, le plus jeune joueur du champ de ce 154e The Open de l’histoire. Après son 71 (+1) jeudi, l’amateur récemment naturalisé a cédé face à la fermeté du parcours du Royal Birkdale avec un lourd 76 (+6). Mais le grand espoir du golf tricolore, 18 ans, encore sous le coup de l’émotion à la sortie de sa partie, donne dès maintenant rendez-vous. Il reviendra, c’est certain, au British !
Propos recueillis par Lionel VELLA, au Royal Birkdale
GOLF PLANETE : Que retenez-vous de ce 2e tour bien plus difficile que le premier ?
Lev GRINBERG : (Le regard fermé) Je suis très déçu de la façon dont j’ai lancé ma partie. Je n’ai pas tapé un bon coup. Il n’y a rien qui est rentré. J’ai eu des mauvais rebonds. Franchement, ça a été nul toute la journée, j’ai été inexistant. Mais bon, ça reste une expérience de dingue et je sais que je vais revenir dans quelques années. C’est sûr.
G.P. : Est-ce que les conditions de jeu étaient différentes d’hier ?
L.G. : Non, franchement, ce n’était pas très dur. Il n’y avait pas beaucoup de vent. C’était parfait. C’était quasiment pareil.
G.P. : Un peu plus de stress peut-être, alors ?
L.G. : Non. Je ne me suis pas très bien senti sur le parcours, et ça a duré toute la journée. Il faut se rendre à l’évidence, j’ai très mal joué. Il n’y a rien à dire.
Il faut que je travaille au putting, sur les coups de moins de 50 mètres.
Lev Grinberg
G.P. : Qu’allez-vous retenir de cette semaine riche en enseignements malgré tout ?
L.G. : Je vais prendre le temps de me poser, de réfléchir sur tout ça dans quelques jours parce que, là, je suis déçu. Mais je pense qu’il faudra s’inspirer de tout ce que font ces mecs (sic) sur le parcours. Notamment sur le petit jeu. C’est incroyable ce qu’ils arrivent à faire. Ils tombent toujours ou presque au bon endroit. Ils vont rarement dans les bunkers. Il faut que je travaille au putting, sur les coups de moins de 50 mètres.
G.P. : Qu’allez-vous faire maintenant ?
L.G. : Demain, je vais me reposer et après je vais rentrer chez moi (Ndlr, en Belgique, du côté d’Anvers) pendant trois semaines. Il n’y aura pas beaucoup de golf la semaine prochaine. Et ensuite, ce sera l’université, en Arkansas, pour quatre ans. Enfin j’espère !
Photo : Richard HEATHCOTE / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP











