Après Morikawa en 2021, Harman en 2023, Schauffele en 2024 et Scheffler en 2025, un Américain est encore en mesure de remporter l’Open britannique. Sam Burns, déchainé avec une carte de 65 (-5) ce samedi après avoir joué 62 (-8) la veille, mène un train d’enfer à -10 avant le dernier tour. Les outsiders Ryan Fox, 62 lui aussi dans ce Moving Day, et Si Woo Kim tentent de suivre le rythme à -8. Bryson DeChambeau et Ludvig Åberg, 6es à -6, restent dans le coup pour la victoire. Ce sera un peu plus compliqué pour Tommy Fleetwood, le local hero, 9e à -5, voire impossible pour Scottie Scheffler, 11e à -4.
L.V., au Royal Birkdale
Et dire qu’il avait prévu de ne pas traverser l’Atlantique d’Ouest en Est pour disputer ce 154e The Open de l’histoire. Sam Burns, 30 ans le 23 juillet, avait en effet programmé, juste après son énorme déception à l’U.S. Open il y a un mois à Shinnecock Hills en finissant à un coup derrière Wyndham Clark, de rester auprès de sa femme, sur le point d’accoucher. Et puis finalement, Belle, sa petite fille, est arrivée avant le terme et il a décidé de faire le voyage. Bien lui en a pris puisqu’il occupe tout seul la tête à Birkdale avant le dernier tour.
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Déjà boosté par un magnifique 62 (-8) vendredi, record égalé dans toute l’histoire de The Open, le natif de Shreveport en Louisiane a enchaîné avec un non moins remarquable 65 (-5) – 6 birdies, 1 bogey – qui lui permet d’atteindre la marque de -10.
Auteur d’une saison hyper solide en Majeur (7e au Masters, 26e à l’USPGA, 2e à l’U.S. Open), Burns n’avait jamais fait mieux qu’une 31e place dans ce dernier rendez-vous en Grand Chelem. C’était à Troon en 2024. Là, il brise clairement son plafond de verre sur les links britannique, tout en étant à la recherche d’un premier succès depuis son triomphe au WGC-Match Play en mars… 2023 !
Au-delà de la 100e place jeudi soir
« Je pense qu’hier, j’étais tellement loin dans le tournoi qu’il me fallait juste rendre une très bonne carte pour me replacer, et j’ai eu la chance d’y parvenir, analyse-t-il doucement alors qu’il pointait au-delà de la 100e place jeudi soir après un 73 (+3) inaugural. Ensuite, aujourd’hui, j’ai pris un bon départ (quatre birdies sur les huit premiers trous). J’ai planté un coup de wedge près du mât au 2, puis j’ai tapé un très bon fer 4 au 4 pour me laisser un putt de 4,5 mètres environ et j’ai réussi à le rentrer. En abordant cette journée, j’essayais simplement de me concentrer sur l’exécution de mes coups et de me donner autant d’opportunités que possible, et nous avons fait du bon travail là-dessus. »
Si je devais faire la fine bouche, j’aimerais peut-être rejouer deux ou trois drives aujourd’hui, mais à part ça, j’ai l’impression de n’avoir raté aucun coup.
Ryan Fox, 62 (-8) dans ce 3e tour
A deux coups derrière lui, on trouve à -8 un nouveau co-recordman à 62, le 3e en vingt-quatre heures seulement, le Néo-Zélandais Ryan Fox, 39 ans. Vieux routier du circuit européen et désormais sur le PGA Tour à temps plein depuis 2024, le fils de la légende des All Blacks, Grant Fox, réalise « le casse » du jour en gagnant 50 places au leaderboard.
« Si je devais faire la fine bouche, j’aimerais peut-être rejouer deux ou trois drives aujourd’hui, mais à part ça, j’ai l’impression de n’avoir raté aucun coup, souffle l’actuel 59e à la FedEx Cup. J’ai réussi quelques superbes coups dans la dernière ligne droite et j’ai vraiment bien putté. Mais on dirait que lorsqu’on joue le matin, quand le vent tombe par ici, il y a presque une certaine pression pour rendre une bonne carte. C’était sympa, Xander (Schauffele) et moi nous sommes beaucoup amusés sur le parcours aujourd’hui. On a tous les deux enchaîné les birdies et on s’est un peu nourris de l’énergie de l’autre. J’aurais signé tout de suite pour un 62 un samedi, c’est certain. »
DeChambeau limite la casse
Le Kiwi est accompagné par le Sud-Coréen Si Woo Kim, 31 ans, 67 (-3) dans ce Moving Day à réaction(s) et qui demeure sur un cut manqué à The Open en 2025. D’ailleurs, on a beau chercher une perf’ digne de ce nom dans le plus vieux Majeur de l’histoire du golf mais à part une 15e place finale en 2022 à St Andrews, c’est le désert total pour celui dont le principal fait d’arme est d’avoir remporté le Players Championship le 14 mai 2017.
Dans une journée moins venteuse dans l’après-midi que lors des deux premiers tours mais où plusieurs positions de drapeaux ont donné des sueurs froides à un grand nombre de joueurs, Bryson DeChambeau, l’homme par qui le scandale est arrivé hier soir en écopant de deux coups de pénalité, a limité la casse avec son 69 (-1) qui le laisse encore « en vie » à -6, à un coup du duo Ryan Gerard et Lucas Herbert, 4es à -7 avec respectivement des cartes de 69 et 71 (+1). Le Californien qui a décidé de ne pas s’exprimer – en représailles ? – face aux médias à l’issue de son 3e tour.
Cameron Young passe à travers
Plus à l’aise avec son 67 (-3), Ludvig Åberg est, qui sait, à l’orée d’un grand jour. Le Suédois est également à quatre coups de Burns. D’autres, au contraire, ont très certainement perdu tout espoir de gagner ce dimanche. On pense à Jon Rahm et à Scottie Scheffler, 11es à -4 (six coups de retard, c’est beaucoup, même pour l’ancien et l’actuel n°1 mondial) mais aussi à Cameron Young, pourtant si solide pendant 36 trous (deux fois 67) mais plombé par un terrible 73 (+3) qui l’oblige à reculer de 18 places à -3. Le New-Yorkais est désormais 20e. Quant à Rory McIlroy, 29e à -2, il ne décrochera pas un second Majeur en 2026.
Lui aussi grand perdant du jour avec un 73 rédhibitoire, Victor Perez, le seul français à avoir franchi le cut après 36 trous, a dit « adieu » à un premier top 10 en Majeur. Le Tarbais est 50e dans le par total !
Le leaderboard
Le leaderboard des Français
Photo : Stuart Kerr / R&A / R&A via Getty Images














