Agathe Laisné aborde l’Amundi Evian Championship avec une approche sereine et concentrée, valorisant son attachement au parcours et le plaisir de jouer en France. Forte d’un excellent début de saison sur le LET, la Parisienne privilégie une stratégie « pas à pas », focalisée sur le travail continu et la performance immédiate plutôt que sur des objectifs à long terme. Elle s’appuie sur un entourage solide et stable pour gérer les hauts et les bas d’une carrière exigeante, tout en restant dans sa bulle pour optimiser sa concentration.
Frédéric PLISSON, à Evian
Un Majeur sur le sol français ! Quoi de mieux pour se mesurer aux meilleures joueuses mondiales. L’Evian Resort est un lieu unique et prestigieux. Un rappel des compétitions de jeunesse qu’Agathe Laisné qui y a disputé la Haribo Kids Cup ou des tournois avec l’équipe de France, ce qui rend son retour à Evian chargé de souvenirs et d’excitation. On le sent en la rencontrant, Agathe est à l’aise ici dans les Hautes-Alpes, forte de sa connaissance de ce parcours.
Le dernier passage de la double vainqueure cette année sur le Ladies European Tour (le Ford Women’s NSW Open et le Joburg Ladies Open) remonte à la fin du mois de mai à l’occasion du Jabra Ladies Open de France. « J’ai joué dans le par lors de cet Open de France. Je me sens plutôt à l’aise sur ce parcours. Mes trous préférés ? Les pars 3 du 2 et du 5 (récemment retravaillés) pour les panoramas qu’ils offrent. La connaissance du parcours, avec ses pentes spécifiques, est un atout important. »
La Parisienne de 27 ans se satisfait de son début de saison, marqué donc par deux victoires sur le LET et une deuxième place au ranking (derrière la Sud-Africaine Cassandra Alexander, présente elle aussi cette semaine à Evian). Très à l’aise dans son jeu, elle refuse cependant de se projeter sur la fin de saison et sur un retour sur le LPGA.
Le golf est tellement difficile que je ne suis pas toujours heureuse
Agathe Laisné
« Ma stratégie est de prendre les tournois les uns après les autres. Je me concentre sur le moment présent et sur le travail continu pour progresser. Je refuse de me fixer des objectifs à long terme pour éviter la pression et je préfère me concentrer sur le fait de donner le meilleur de moi-même à chaque compétition. Le golf est un sport tellement difficile que j’avoue ne pas être toujours heureuse. Les succès sont très gratifiants car ils sont le fruit d’un travail acharné. Dans les périodes difficiles, le principal c’est de tenir le cap et de persévérer.»
Agathe Laisné s’appuie sur un entourage stable. Son coach, qui l’accompagne depuis longtemps, Vincent Lousteau, est un point d’ancrage essentiel car il connaît parfaitement son jeu et la soutient. « Vincent est là pour le golf. En revanche, avec ses amis et ma famille, je préfère parler d’autres sujets pour me changer les idées et sortir de ma bulle. »
L’assiduité au travail et le swing de Lydia Ko
Quand elle était plus jeune, Suzanne Pettersen et Michelle Wie ont largement inspiré le Parisienne. Aujourd’hui, elle loue les résultats de Nelly Korda ainsi que l’assiduité au travail et le swing de Lydia Ko.
Et quand on lui demande quel est son principal point fort, elle lance sans hésiter : « Mon putting ! Rentrer des putts c’est très gratifiant, mais réussir des coups techniques complexes, c’est pas mal non plus. »
Agathe Laisné ne prend pas encore le temps de savourer la chance qu’elle a de faire de sa passion son métier. Son esprit est tourné vers l’avenir, le travail et la progression. Elle pense qu’elle prendra ce recul plus tard, « quand tout sera terminé ! » lance-t-elle, déjà tellement focus vers cet Amundi Evian Championship.
Photo : Tristan Jones/ LET













