Dans une très solide dynamique ces dernières semaines, auteur de deux top 10 en quinze jours sur le DP World Tour, le Tarbais, parti en début de saison sur le LIV Golf, confirme cette impression de facilité. En signant un excellent 68 (-2) dans ce premier tour, il s’installe à la 10e place provisoire.
L.V., au Royal Birkdale
Convoqué à 8h25 (9h25 en France) sur le tee du 1, Victor Perez, associé à l’Espagnol Angel Ayora et à l’amateur argentin Mateo Pulcini, a connu un début de partie en forme de Montagnes Russes avec un birdie dès le 2 mais aussi deux bogeys concédés sur le par 3 du 4 puis au 6. C’est surtout sur le retour que le Français du LIV Golf a fait la différence en rendant une copie sans rature avec trois nouveaux birdies distillés au trou 10 et sur les deux pars 5 du secteur (au 14 et au 17).
« Le parcours était assez réceptif ce matin sans trop de vent, résume le triple vainqueur sur le DP World Tour. A mon avis, c’était le moment où il sera le plus souple de la semaine. Donc, je savais qu’il fallait essayer de jouer un peu plus agressif aujourd’hui parce que c’est vraiment une journée où si on peut faire un bon score, ça peut nous mettre dans une bonne position. Si on est un peu sur les freins, ça peut en revanche vite faire un +1, un +2, un +3. Demain après-midi (Ndlr, il est annoncé vendredi à 13h31 locale (14h31 en France), ça sera à mon avis bien plus ferme. Cela deviendra difficile. »
Un putter plutôt chaud
C’est dans le secteur du putting que Victor Perez a fait une grosse différence, affichant un solide +1,07 au Strokes Gained putting. Il n’a pas été non plus trop maladroit sur ses mises en jeu (+1,21 au Strokes Gained off The Tee). Un combo qui, à l’arrivée, lui permet de s’installer en « embuscade » à la 10e place d’un leaderboard, certes encore très provisoire.
« J’ai mis tous les petits putts à 1, 50 m, 2 m, confirme-t-il. C’est resté assez clean. Le jeu de fer n’est pas terrible mais ça suffit pour faire une bonne journée. En ce qui concerne le putting, j’ai travaillé dessus, j’ai changé de putter, en apportant quelques petits changements. On sait que le putting c’est souvent comme ça que ça fonctionne. Donc quand ça marche, il faut en profiter au maximum. »
Je le dis souvent à ma famille, à mes parents, on dit souvent c’est le golf parce qu’il y a des fois, on fait la même chose et on a des bons résultats et les semaines après, c’est un petit peu moins bien.
Victor Perez
Avec ce 68 inaugural, Victor Perez réalise ici sa meilleure entame dans un Open britannique. Lors de ses quatre sorties précédentes dans le plus vieux des Majeurs de l’histoire, il n’avait jamais fait mieux que 71 (-1), en 2022 à St Andrews avant de finir 34e dimanche soir (70 [par] aussi au Royal St George’s en 2021, cut manqué le lendemain). Une chose est sûre, il traverse actuellement une période plutôt faste, à l’image de ses deux tops 10 sur le DP World Tour ces deux dernières semaines (9e au BMW International Open puis au Genesis Scottish Open). Sans oublier sa 2e place à Anvers (Belgique) au Soudal Open le 25 mai dernier
« Je ne sais pas trop expliquer tout cela, s’excuse-t-il quand on lui pose la question. C’est le golf. Je le dis souvent à ma famille, à mes parents, on dit souvent c’est le golf parce qu’il y a des fois, on fait la même chose et on a des bons résultats et les semaines après, c’est un petit peu moins bien. En tout cas, je n’ai rien changé dans ma préparation, dans mes méthodes de fonctionnement. »
The Open, un peu comme chez lui
Ce 18e Majeur en carrière démarre donc idéalement pour le 163e joueur mondial dont le meilleur résultat en Grand Chelem est une 12e place obtenue en 2023 au PGA Championship. Mais en tant qu’ancien résident écossais, il est évident qu’une grosse performance ici à Southport, en Grande Bretagne, le comblerait aisément.
« Pour moi, j’ai l’impression d’être à la maison en jouant un Open britannique, conclut-il. C’est toujours agréable d’avoir pas mal de copains ici, qui peuvent se déplacer de Londres ou d’Edimbourg. C’est assez sympa d’avoir un peu plus de monde que quand on joue aux Etats-Unis. »
Photo : Oisin Keniry / R&A / R&A via Getty Images












